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Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • mardi 19 mars 2019 à 11h00min
Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

L’expertise des téléphones portables. Voilà une expression qui a beaucoup retenti dans la salle d’audience depuis le début du procès du coup d’Etat de septembre 2015. Celui qui a fait parler les appareils (téléphones, ordinateurs, disques durs, clés USB, CD, disquettes), restauré les messages même supprimés était donc très attendu.

Younoussa Sanfo, ingénieur informaticien, expert en cyber sécurité et en investigations numériques était à la barre toute la journée du 18 mars 2019. Montré du doigt jusqu’alors par certains accusés pour avoir été celui qui a inventé, fabriqué de toutes pièces des éléments pour les incriminer, l’expert s’est voulu clair. « C’est impossible de tripoter des données et à la fin, avoir des preuves fiables », et tout ce qu’il a fait peut être vérifié, et même soumis à une contre-expertise.

« L’expert viendra », disaient les avocats de la défense, de la partie civile et le parquet, quand certains messages qu’auraient émis ou reçus certains accusés leur étaient lus à la barre et qu’ils en déclinaient toute responsabilité, arguant que c’était une fabrication faite par le génie de l’expert. « Ces messages ne sont pas de moi », s’étaient défendu certains. Les différentes parties reportaient donc le débat, en attendant la comparution de l’expert. Eh bien, il était là ce 18 mars pour expliquer son travail d’expertise.

Younoussa Sanfo dit avoir reçu environ 72 périphériques (téléphones portables, ordinateurs, disques dures, CD, disquettes, USB…) de la part du juge. Objectif, récupérer toutes les informations, même supprimées, chiffrées, seulement en lien avec le coup d’Etat. Il s’est mis alors à la tâche. Mais très vite, il se rendra compte que 96% des messages étaient supprimés, en plus tous les numéros de téléphones n’étaient pas identifiés chez l’opérateur de téléphonie au nom de ceux qui les utilisaient ; certains téléphones étaient codés. Il lui a donc fallu contourner le système de sécurité pour accéder au ventre des appareils. C’est cela entre autres son travail d’expert, et il le fait depuis de années.

Younoussa Sanfo notera que quand il travaille, ce sont les données, la matière première des périphériques qui l’intéressent, pas les auteurs. D’ailleurs, précisera-t-il, il n’a pas d’antécédants avec aucun des accusés dans le box, mais il connait certains d’entre eux.

Le parquet ne tardera pas à lancer la question tant attendue. L’expert n’aurait-il pas créé, tripoté, inventé certains messages ou éléments pour les introduire dans les téléphones de certains mis en cause, aux fins de les enfoncer ? « Je n’ai pas à le faire. J’ai une déontologie », souligne -t-il. Mieux, il explique au président du tribunal que son travail n’a pas consisté à travailler directement sur les téléphones, ordinateurs et autres périphéries. Non, ce n’est pas ainsi.

Quand le périphérique est allumé, il l’éteint. C’est le seul acte qu’il a directement posé sur certains. Selon les normes en la matière, un dispositif est utilisé pour faire la copie conforme de l’appareil. Et tout le travail de l’expert se fait sur la copie, l’intégrité de l’appareil d’origine n’est nullement entachée. Ce qui permet de faire d’autres expertises ou même une contre-expertise au besoin.

Mais pour faire ces copies, n’ayant pas le matériel qu’il faut, il a fait appel aux services d’un laboratoire d’expertise en récupération des données.

« C’est impossible de tripoter des données et à la fin d’avoir des preuves fiables », révèle l’expert en investigation numérique qui précise qu’il n’a fait que ce que le juge lui a demandé.

Pour lui, tout ce qu’il a fait est vérifiable auprès des opérateurs de téléphonie. Et si le travail ne convainc pas certaines parties, il y avait la possibilité de commanditer une contre-expertise.

Aussi, lors de sa comparution, le Général Gilbert Diendéré avait soutenu avoir utilisé un seul téléphone portable, alors que le rapport d’expertise des appareils faisait ressortir que le téléphone du Gal avait deux IMEI (International mobile equipment identity). Comment cela est-il possible ? demande le ministère public à l’expert. Il explique : « Si on met une carte Sim dans un téléphone A, l’opérateur fournit un numéro IMEI. Si le même numéro est mis dans un téléphone B, on aura un autre numéro IMEI ». Par conséquent, le numéro de Diendéré a été utilisé par deux téléphones différents. C’est ce qui justifie les deux IMEI.

Younoussa Sanfo a par ailleurs refusé de commenter les affirmations des accusés. « Ce que les gens disent devant ce tribunal, je n’ai pas à les contredire. Je ne désigne pas de coupable, ce n’est pas mon rôle », a précisé l’expert selon qui, son travail a consisté à analyser les appareils et à fournir les résultats au juge, dans un rapport qui fait 512 pages.

Le Lieutenant Jacques Limon persiste et signe

C’était certainement l’accusé le plus attendu après la déposition de l’expert. Le Lieutenant Jacques Limon fait partie de ceux qui n’accordent aucun crédit au travail du chef d’Intrapol. Pour lui, tout est pur montage. Et s’il est inculpé, c’est simplement parce qu’il a refusé d’avaliser le marché de l’expertise à hauteur de plus de 146 millions de FCFA, alors qu’il était en service au ministère de la Défense.

Younoussa Sanfo serait même venu à son bureau à plusieurs reprises pour l’inciter à signer le marché. Tous ses déboires découlent de ce refus, selon lui. Appelé une fois à la barre, il a maintenu sa ligne de défense. « C’est la manipulation de ce marché qui a conduit au détournement des 147 millions. Je suis ferme là-dessus », a rempilé le Lieutenant.

Mais selon l’expert, il n’en est rien. Younoussa Sanfo fera alors des révélations. Le Lieutenant Jacques Limon serait venu le voir à son domicile pour lui signifier que la hiérarchie militaire et la justice militaire étaient favorables à son acquittement, mais le seul hic, c’est lui l’expert. Ce dernier lui aurait répondu qu’il n’est en aucun cas le problème, il a juste fait un travail et le rapport a été déjà transmis au juge. « C’était la première et la derrière fois que je le voyais », note l’expert.

Le Lieutenant Jacques Limon se dira « surpris », parce qu’il ne connaissait même pas chez Younoussa Sanfo. Par contre, il s’y est déjà rendu, mais pas seul. Il était accompagné du directeur de la justice militaire, le Colonel Sita Sangaré.

Des avocats de la défense ont encore une fois de plus dit tout le mal qu’ils pensaient du travail de l’expert. « C’est un très mauvais travail », clame l’avocat du Lieutenant, Me Mamadou Sombié qui ajoute que s’il avait la possibilité, c’est à la roquette que l’expertise des téléphones serait détruite.

Pour Me Dieudonné Bonkoungou également, le travail de l’expert est sujet au doute et ce n’est pas fiable. Parce que selon lui, il a eu le temps de travailler à introduire des éléments de nature à charger certains accusés. Ce d’autant plus que dès le 17 septembre 2015, ses services étaient demandés par la gendarmerie nationale dans le cadre d’un coup d’Etat en cours.

L’audition de Younoussa Sanfo se poursuit ce 19 mars 2019 au tribunal militaire. Et il faut peut-être s’attendre à d’autres révélations, car comme l’affirme l’expert, si la loi l’autorise à ne pas répondre à certaines questions des avocats notamment celles qui n’ont rien a voir avec la mission qui lui a été confiée, il tient à y répondre quand même parce qu’il n’a rien à cacher.

Tiga Cheick Sawadogo

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Vos commentaires

  • Le 19 mars à 05:26, par Mafoi En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Pitié pour ces avocats ignares qui croient qu’une expertise informatique est comme quand eux ils viennent aboyer au tribunal pour embrouiller son monde.En plus franchement,l’expertise n’est même pas déterminante dans ce procès puisqu’il y a eu putsch qui n’est ni du bidonnage,ni du tripotage,ni de l’invention car c’est un fait et on connaît depuis longtemps les têtes d’affiche de ce coup d’état le plus guignolesque de le planète.Ce sont les têtes de ces pieds nickelés que nous voulons,point,barre !

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  • Le 19 mars à 06:18, par contreexpetise En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Chers internautes, je vous le dit en toute humilité étant du metier également qu’en informatique tout est possible. Si on peut extraire des données d’un téléphone, on peut également y introduire des données et cela ne relève même pas d’un niveau d’expert. Il suffit d’avoir l’appareille en main. La sécurité de tout système informatique devient quasiment nul lorsqu’on y a acces physiquement. Raison pour laquelle l’expert lui même dit avoir contourner l’accès a certains appareilles qui etaient codés.
    N’importe qui peux connecter son téléphone à un ordinateur et faire sa propre experience pour copier ajouter ou effecacer des données. Il existe de logicielles gratuit (freeware) qui peuvent le faire sans probleme. Ce qu’i faudra faire a ce stade c’est reprendre le procéder en recoupant les informations de Sanfo avec celles de operateurs téléphone de la place en espérant que les operateurs téléphoniques n’aient pas été contacté d’une manière ou d’une autre car pour avoir sa license ici au pays il faut parfois montrer patte blanche. Maintenant si on commence a nous dire qu’il manque des portions chez les operateurs suite a une nouvelle expertise des telephones alors, effectivement on pourra canarder le rapport à la rocquette.
    Sanfo semble avoir pris en compte que l’aspect technique et oublié l’aspect juridique. Il aurait du s’entourer de juristes comme par exemple des notaires certifiés pour montrer le serieux du travaille notament en faisant sceller les telephones dès le depart, et en faisant les copies devaient notaires tout en gardant sous scellé les telephones et expedier les copies dans les laboratoires qui ont fait le travaille puisque Sanfo dit ne pas avoir les outils pour le faire. Si cela n’a pas été le cas avec les notaires et autres on ne peut pas rejeter completement les alégations des avocats de la defense.

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  • Le 19 mars à 06:38, par Achille De TAPSOBA En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Hommage aux MARTYRS du 30,31 Octobre 2014 et du 16,17 Septembre 2015

    Merci à Mr Sanfo pour son travail et les précisions apportées sur la qualité de son expertise et bravo. C’est limpide comme travail.Rien ne nous étonne apparemment de la part des putschistes et leurs conseils. Depuis le début, ils nous ont bien servi des plats de mensonges personne ne les a crus sauf les pèlerins de l’impunité. Des questions politiques(exclusion), ils ont manifestement essayé de charger Zida puis ils ont accusé la hiérarchie militaire de les avoir accompagnés dans leur entreprise meurtrière mais heureusement les sages civils présents au moment des faits Mgr Paul et Jean Baptiste ont montré aucun soutien de cette dernière. Visiblement rien n’a tenu la route. On note des incohérences edifiantes chez les putschistes.

    Les scellés sont là au parquet pourquoi ne pas demander une contre expertise s’ils sont sûrs d’eux ? Pourquoi ne pas demander des relevés aux différents opérateurs téléphoniques ? C’est très évident en informatique on peut tout récupérer même tous les fichiers supprimés volontairement ou involontairement. Tout est vérifiable avec la nouvelle technologie très avancée.Nier pour nier ne dédouane pas il faut apporter des éléments pour attester que ces données(SMS, fichiers...) ont été modifiées. L’expert allemand a montré dans appel que les écoutes téléphoniques entre Soro le rebelle et "ange" Djibril sont authentiques mais les avocats de la défense ne nous ont prouvé scientifiquement que c’est faux en demandant une contre expertise. Toutes les pièces sont dans la main de la justice il suffit simplement d’en faire la demande pour blanchir leurs clients car c’est leur droit absolu la contre expertise. expertise.Force est de constater que les avocats de la défense tergiversent, patinent lourdement.

    En rappel, après le passage à la barre du tout puissant ministre de la défense Mr Sy, Soro manipulateur et menteur avait fait un démenti qu’ils ne sont jamais rencontrés à Paris. Heureusement Jeune Afrique est venue à notre secours avec photo à l’appui ils se sont bel et bien vus en décembre 2015 à la COP 21 assis côte à côte séparés par une personne. Selon toujours Jeune Afrique, un proche de Soro dans l’anonymat a formellement reconnu que Mr Sy et Soro le rebelle ont échangé.

    On ne peut pas cacher le soleil avec la main. Ce qui était caché dans ce braquage institutionnel(putsch le plus bête) a été révélé scientifiquement au grand public.Les 2 généraux félons manipulateurs et menteurs Golf et "ange" Djibril l’homme saint sans le moindre péché se croyant les plus "intelligents" et les plus "puissants" du BURKINA leurs masques sont tombés. Pendant 30 ans ils nous ont subtilement roulés dans la farine. En tuant innocemment d’autres BURKINABÈS pour obtenir la gloire sur terre(pouvoir, argent, honneur...), DIEU étant Juste et Bon les a lâchés pour qu’ils soient découverts. A cause d’eux la veuve pleure, l’orphelin pleure, la mère pleure car un proche a été froidement assassiné. assassiné.Tout se paie crash sur terre, les voici aujourd’hui à la barre pour répondre de leurs actes criminels.
    Pourquoi mentir à DIEU pour faire plaisir aux putschistes qui sont mortels comme toi et moi ? Nous denoncerons l’impunité ou le mensonge. Nous refuserons d’accompagner des BURKINABÈS (putschistes)dans le mal ou dans le faux pour que certains BURKINABÈS ne tuent plus impunément d’autres frères parce qu’ils sont plus "forts" ou plus "armés". Rien ne pourra nous faire taire sur l’impunité.
    La justice doit réparer les coeurs blessés( familles endeuillées) pour que cela( abus de pouvoir) ne se produise jamais au BURKINA.

    Un jour là vérité triomphera sur le mensonge ou l’impunité.
    Justice pour Thomas SANKARA
    Justice pour Norbert ZONGO
    Justice pour David OUEDRAOGO
    Justice pour Boukary DABO
    Justice pour Salifou NEBIE

    Que le SEIGNEUR bénisse le BURKINA que nous aimons tant. Amen
    Paix et succès à tous les BURKINABÈS. Amen
    Achille De TAPSOBA le Bobolais (pur produit de Thom SANKARA et de Norbert ZONGO)

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  • Le 19 mars à 09:03, par Anasthasium En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Je me souviens que dans l’affaire « Assassinat du juge Salifou Nébié » Le rapport de l’expert a conclu que la mort est consécutive à »un accident »
    Le dossier sur l’exhumation de Thomas Sankara. L’expert n’a pas pu identifier l’ADN.
    Pour cette fois ci, le tribunal militaire s’est racheté. L’expert Mr Sanfo a trouvé des données fiables et le dit clairement. Leçon apprise : On peut faire confiance à l’expertise des burkinabés.
    Bravo Mr Sanfo.Younoussa

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  • Le 19 mars à 09:09, par l’Intègre En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    hum mon lieutenant !!!
    " héé papa, j’ai juste tourné derrière la case mais je n’ai pas chié. héé mon petit, ramasses ton caca !!!

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  • Le 19 mars à 09:15, par SOUBROUTINE En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Cette affaire de notre armée est tellement grave que l’on ne doit pas se fier à des expertises que toute personne sachant ce qu’est l’informatique peut remettre en cause.
    Souvent on appel quelqu’un, et c’est une autre qui décroche ; erreur de réseau. On recommence et l’erreur revient.
    C’est pour dire que cette erreur si elle existe, peut être créée par les manipulateurs du système.
    On dit au Burkina que un papier ne ment pas tant que ce n’est pas u menteur qui l’a écrit.
    Un problème du même genre s’est déjà créé au Burkina ; il s’agit de ’’l’affirmation’’ de Boukari le lion quand il a dit : ’’On monte sur Ouagadougou’’. On sait tous que c’était du couper-coller.
    Un autre exemple et pas des moindre sur le plan international, est celui ’’des images des attaques que la Libye a faite’’. C’était des captures d’écran de jeu vidéo que l’occident avait présenté.
    Chers tous, le Burkina n’a pas besoin que son armée soit déshabillée comme quelqu’un l’a déjà dit. Personne ne doit se compromettre jusqu’à compromettre sa progéniture car nous tous, occupons des postes, jouons des rôles mais laissons la place à d’autres. Nos enfants pourrons êtres stigmatises plus tard.
    Pour des broutilles reçues, on balance tout un pays puis on vient dire l’impérialisme ou nos enfants le dirons sans savoir que c’est leurs papa qui avaient balancé tout le pays pour des broutilles.
    Mes chers experts, tous ce que vous dites mettre à nue, peut se fabriquer, se refabriquer et se rerefabriquer !

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  • Le 19 mars à 09:20, par zemosse En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Bravo Achille De Tapsoba. Si Jeune Afrique à confirmé la rencontre Sy -Soro, alors, la bande des pseudo généraux et leurs pauvres avocats sont KO.

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  • Le 19 mars à 09:25, par sidwaya Gomis En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    A l’intention de l’internaute n°2 (Contreexpertise) : durant l’instruction de leur procès, les accusés auraient dû simplement demandé une contre expertise du travail fait par l’expert informaticien, exactement comme l’a fait faire Djbril Bassolé.

    Et pour cette contre expertise, j’imagine que les serveurs des opérateurs de téléphonie étaient largement suffisants.

    Reconnaissez qu’on ne peut pas contester par des paroles, encore qu’il s’agit de paroles d’avocat, un travail concret.

    Pour contester une expertise, il faut au moins une contre expertise et parfois deux.

    Cette remarque vaut en particulier pour Golf qui a affirmé haut et fort, lors de son interrogatoire qu’il connaît l’expert Y S et qu’il sait de quoi il est capable.

    Mon généralissime, C’est parce que justement tu sais de quoi il est capable que tu dois te préparer solidement à démonter son travail.

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  • Le 19 mars à 12:25, par Yamyid Naaba En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Pourquoi depuis longtemps les accuses et leurs avocats qui sont grassement payes pour les defendre n" ont pas demande une contre- expertise ? Les carottes sont cuites.

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  • Le 19 mars à 12:30, par caca En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    La tournure que prend ce procès m’inquiète. Si l’expertise de ce expert informatique est déclaré caduc quel sort réservé le parquet militaire et l’accusation. Nul ne doute l’infraction putsch,mais la véracité des causes de ce putsch peuvent faire tâche d’huile. Comment le travail aussi important pour l’accusation peut donner à un seul homme dit expert informatique ? Est-ce que les conditions de son travail répondait réellement celui d’un expert informatique judiciaire assermenté. Il peut avoir de la compétence dans son expertise, mais est-ce qu’il est assermenté pour ce genre de procès où même une petite erreur n’est pas autorisée ? Est-ce que le directeur de la justice militaire n’a fait erreur avec le seul juge d’instruction d’attribuer ce travail à un expert ? S’il avait travailler sous la supervision du service compétent de l’état le résultat aurait une certaine crédibilité. .

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  • Le 19 mars à 13:42, par Alexio En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Quelle ignorance numerique des Acocats de la defence de ses criminelles et avides du pouvoir qui ont rates leur coup detta le plus salaud du monde. Au lieu dattaquer le messager.

    Dans notre cas l Expert du dessifrage numerique Mr Sanfo pour lui accuser de manipulateur des donnees retrouvees sur le HDD ou le magasin de toutes les donnees enregistrees, lors de leur employement.

    L analphabetisme et la naivite dans ce domaine sont tres pertinents.

    Les donnees enmagasinees dans le cerveau de tous appareils (computeur) sont accessibles. Puiqu elles celles. ci ne sont pas volatiles.

    Donc lisables par des appareils concus pur le desiffrage qui lisent la memoire(HDD). Un Expert en informatique ne peut ecrire ou falsifier de telles donnees.

    C est du divertissement judiciaires des Avocats de ses criminelles.

    Pour cde garder d etre victime la cybercriminalte les plus avertis demontent le HDD(Hard disk drive) dans leur ordinateur avant de les jeter a la poubelle. La negligence peut vous exposer a la cybercriminalite.

    Car vos donnees peuvent se trouver entre les mains des individus malintentionnes.

    Car le HDD est vivant toujours. RAM/ROM sont des elementaires notions que tout utilisateur en possession d ordinateur doit comprendre ses acronymes et leurs fonctions. C est du elementaire.

    L expertise peut etre contre expertiser. La deontologie le permet.

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  • Le 19 mars à 14:31, par Siébou En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Ne vous méprenez pas chers internautes de mauvaise foi. Il n’y a pas que les analyses de l’expert. Il y a plusieurs sources : D’abord le putsch qui est fait visible et incontesté avec au des acteurs connus, il y a les données des compagnies téléphoniques, il y a ce travail de l’expert judiciaire. Le parquet vous donne d’ailleurs trop de preuves. La malhonnetété des soldats comme (Gibrilt) et Gilbrti) sont déconcertante.

    N’y a-t-il donc aucun garcon pour reconnaitre ses faits et assumer. Tous espèrent tromper la justice. Quel burkinabè ! et au nom de l’État de droit. Vivement que notre Assemblée pense à des lois qui renforcent la valeur de l’intégrité au Faso. L’État de droit ce n’est pas ruser avec le droit

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  • Le 19 mars à 14:56, par kusome En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Je ne sais pas si le téléphone du général est un téléphone double SIM ou une seule SIM. Mais un téléphone double SIM a bien deux numéro IMEI différents. Il suffit que la puce du numéro du Général passe de la SIM 1 à la SIM 2 du même téléphone et on aura deux numéros IMEI différents !!! La question est de savoir le type de téléphone utilisé par le général.

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  • Le 19 mars à 14:58, par Bantchandi En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Lisez le journal Mutations N° 169 du 15 au 31 mars 2019 à la page 8-9, vous serez édifié, car tout s’explique. Bonne lecture. Le Gal D. avait une autre puce qu’il a camouflée au moment de son arrestation, ce qui explique tout le flou.

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  • Le 19 mars à 15:14, par WB En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Donc comme ça nos generaux sont épiés par de simple informaticiens ?? Cest grave dèè.
    Nous sommes foutus, si des terroristes les recupèrent un jour

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  • Le 19 mars à 16:45, par Gongloma Sooké En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Juste pour dire qu’un seul téléphone peut avoir un, deux, trois ou 4 IMEI.
    Dans un téléphone portable la place de chaque puce correspond à un IMEI spécifique !
    Tous ceux qui aboient au hasard là, c’est mieux de se taire et ne pas se rendre ridicule. Un putch qui a été perpétré en pleine journée, avec des têtes de gondoles bien connues et on est là à nous enfariner !
    Qu’ils assument comme ils ont eu le courage de séquestrer les autorités de la transition !
    Bande de lâches !

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  • Le 19 mars à 18:39, par Danton En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

    Vraiment sidérant, les arguments de La Défense. Mais entre nous, 146 millions pour cette expertise, ça sent la surfacturation, non ? Du coup, même l expert Sanfo a voulu profiter de ce coup d état foireux pour se faire des sous. A mon avis, un montant de 15-20 millions était parfaitement raisonnable.

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    • Le 23 mars à 11:35, par Etudiant Securité-Informatique En réponse à : Procès du putsch : L’expert Younoussa Sanfo, le lieutenant Jacques Limon et les 146 millions

      Mon cher Danton,
      Tu viens de montrer à tous les lecteurs de lefaso.net que tu es un ignare complet.
      L’expêrt a repondu à l’avocat qui lui a sorti les memes inepties que toi devant le tribunal.
      Voici la réponse de l’expert : "Au meme moment ou je faisais cette expertise, un terroriste a tué 5 personnes aux Etats Unis. Le FBI a saisi son téléphone. Pour l’analyser ils ont utilisé tous les moyens sans succès. Alors le FBI a demandé aux experts du monde entier de les aider a décoder le téléphone car Apple a refusé.
      Ils ont payé un million de dollars pour le seul téléphone.
      "
      Cette information est disponible sur Internet
      Donc ne vient pas étaler ton aigreur sur Internet. Je suis sur que tu es un informaticiens qui escroque les gens sur des connaissances que tu n’a pas. Tout ce qui te resee ce le mensonge et la delation.

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