Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «La vraie noblesse s’acquiert en vivant, et non раs еn nаissаnt.» Guillaume Bouchet

Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

Accueil > Actualités > Opinions • • mercredi 16 janvier 2019 à 00h13min
Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

Des leaders syndicaux dans les années 1980 ont été affectés sans management dans le Sahel caractérisé de « pays profond et métallique » par les « HOMMES PUISSANTS DU MOMENT » !
« Leur tort » : avoir eu le courage d’appeler à une gouvernance vertueuse !

Des leaders ont été rasés sans management et à sec en avril 2000, par les « HOMMES PUISSANTS DU MOMENT » !
« Leur tort » : avoir eu le courage de demander vérité et justice sur l’assassinat de Norbert Zongo et ses trois compagnons !

Des compatriotes burkinabè responsables d’Organisations ont été traités d’étrangers et chassés de certaines provinces en 2000 par les « HOMMES PUISSANTS DU MOMENT » !
« Leur tort » : avoir eu le courage de revendiquer justice sur les crimes économiques et de sang !

Des « PUISSANTS DU MOMENT » ont traité de partenaires sociaux de terroristes en vue de les jeter à la vindicte populaire ; ils ont même dit publiquement que la prochaine insurrection opposera les fonctionnaires aux paysans !
« Leur tort » : avoir le courage d’exiger une gouvernance vertueuse !

Sur la base de montages grossiers, des Organisations ont appuyé ces « PUISSANTS DU MOMENT » pour stigmatiser les travailleurs d’être moins de 2% et de s’accaparer plus de 50% des ressources nationales et que c’est ce qui plombe le développement du pays !

Au niveau de l’espace UEMOA :

Les différents gouvernants politiques qui ont dressé les indicateurs économiques de pillage, sources de graves dérives, que sont :

1. Les indicateurs de 1er degré :
- le ratio de solde budgétaire global ;
- le taux d’inflation annuel moyen ;
- le ratio de l’encours de la dette intérieure rapportée au PIB nominal.

2. Les indicateurs de 2e degré qui sont :
- le taux de pression fiscale ;
- le ratio de solde budgétaire.

En effet, dans le fond, l’indicateur « le ratio de solde budgétaire », mis en œuvre dans notre pays, est utilisé pour indiquer le coût de la main-d’œuvre, le niveau de pression fiscale et le coût des matières premières. Et rares de pays ayant mis en œuvre cet indicateur ont connu une paix sociale. Mais des structures osent accompagner les « PUISSANTS DU MOMENT » dans les dérives en produisant des déclarations et organisant des marches pour stigmatiser les travailleurs d’être moins de 2% de la population et s’accaparent plus de 50% des ressources du pays : Ce sont aussi des germes de Yirgou qui sont consciemment ou inconsciemment semés en sciant dangereusement la cohésion sociale !

Au niveau international à l’ONU :

Tout en saluant la solidarité internationale à l’endroit du peuple burkinabè, certaines suscitent des questions tout de même ! En effet, il ressort que « Dans une déclaration publiée par son porte-parole, Antonio Guterres s’est dit préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire dans certains provinces du pays où les autorités ont déclaré l’état d’urgence, ainsi que par la violence intercommunautaire. ». Je pose donc ces trois questions :

- Les responsables de l’ONU ignorent-ils que la mise en œuvre des Programmes d’ajustement structurel (PAS, SCADD, PPTE, PNDES) dont les conséquences s’évaluent à au moins 8.746 emplois directs perdus, des familles disloquées, des enfants déscolarisés et déversés dans la prostitution, la toxicomanie donc la violence ?

- Les responsables de l’ONU ignorent-ils que c’est la privatisation et le désengagement de l’Etat des secteurs stratégiques que sont l’éducation et la sécurité qui a davantage fragilisé le tissu social ?

- Les dirigeants de l’ONU ignorent-ils que les armes utilisées dans ces conflits intercommunautaires et les terroristes ne sont généralement pas fabriquées par ces communautés ? D’où viennent-elles ?

Au niveau international au Fonds monétaire international (FMI) :

Pendant le vote de la loi de finances gestion 2019, il a été pompeusement publié et commenté un communiqué de soutien du FMI à l’endroit du gouvernement en ces termes : « Les autorités sont encouragées à accélérer les reformes globales déjà en cours en matière de compensation dans le secteur public afin d’enrayer la hausse insoutenable de la masse salariale du secteur public », « écrit le Fonds dans ce communiqué signé par Monsieur Tao Zhang, le directeur général adjoint et président par intérim du FMI . » (Confère radio Omega, 22 décembre 2018 à 17h16).

Pourquoi monsieur le directeur général adjoint ne dit pas aux Burkinabè dans son communiqué au préalable que :
- la France, colonisatrice de la Haute-Volta actuel Burkina-Faso, a pris le soin de créer le Franc des Colonies françaises d’Afrique (CFA) le 26 décembre 1945 avant d’adhérer au FMI ?

- pour adhérer au FMI, le pays doit payer un montant appelé « quote-part » qui est fonction de la force de son économie et que 25% de cette « quote-part » est payée en or ? Qui paie la part de la France ?

- le salaire annuel de la directrice générale du FMI est évalué à 551.700 dollars (soit 467.940 dollars en salaire de base annuel ; et 83.760 dollars pour frais de représentation par an) ; donc environ 26 803 425 F CFA par mois (confère mleparisien.fr) ?
- « cette somme n’est soumise à aucun impôt grâce au statut du fonctionnaire international des salariés du Fonds ? (confère LE PARISIEN du 5 juillet 2011 à 16h22) » ?

« La rémunération de Christine Lagarde est en hausse de 11,1% par rapport à celle de Dominique Strauss-Kahn telle qu’inscrite dans le contrat signé en 2007 lors de sa prise de fonction ». Une progression quasiment parallèle à l’inflation sur ces quatre dernières années. L’indice des prix de la Région de Washington, qui sert de référence pour le calcul des salaires au FMI, a lui progressé de 10,9% entre mai 2007 et mai 2011. La rémunération de Christine Lagarde sera indexée sur l’inflation, précise le FMI, et ajustée en fonction, chaque 1er juillet ? (confère LE FIGARO, le 05/07/2011 à 20h40). ».

Au vu de ce qui précède, où est donc la bonne foi dans « les encouragements du directeur général du FMI au gouvernement du Burkina Faso » pendant l’adoption de la loi de finance gestion 2019, dans la mesure où le FMI n’applique « ni impôt ni restriction de la masse salariale » sur la rémunération de la première responsable et éventuellement sur la rémunération du directeur général adjoint ?
N’est-ce donc pas des crises sociales, donc des assassinats organisés, planifiés et en attente d’exécution via des valets locaux ?

- Alassane Dramane Ouattara, actuel président de la Côte d’Ivoire, a dit, lors de sa conférence de presse-bilan de sa visite d’Etat de cinq jours dans les régions de Kabadougou et de Folon, à Odiené, 870 Km Nord-Ouest d’Abidjan le 25 mai 2015 : « Je l’ai dit pendant la campagne de 2009 et 2010. Je ne souhaite pas me répéter. J’étais très à l’aise à Washington. En tant que directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), je touchais mieux que Bill Clinton qui était président des Etats-Unis d’Amérique. » (confère senews.com).
Un directeur général adjoint d’une telle institution a-t-il des leçons de développement véritable à indiquer à un gouvernement ?

Malheureusement, comme les colons qui torturaient nos grands-parents pour leur faire payer l’impôt de capitation, il y eut des frères burkinabè, des « HOMMES FORTS DU MOMENT », pour dire que le Burkina Faso s’engageait dans les PAS étant débout, or selon eux toujours, d’autres pays y sont allés étant économiquement couchés. Le Burkina Faso est-il actuellement debout ou couché ? Un d’eux, Salif Diallo, avant sa mort a dit : « Je n’ai jamais vu un pays noté 10/10 par ces Institutions et qui a connu la paix ! ».

Il y a donc malheureusement pleins de spécialistes en germes de Yirgou dans nos administrations et institutions ! Et seul le combat pour la destruction de ces germes peut nous préserver d’autres Yirgou ! Un Etat-Nation se construit dans la vérité, le courage, et l’exemplarité ! Halte donc à l’hypocrisie politico-institutionnelle !

PAIX AUX ÂMES DE NOS DEVANCIERS !

Vos commentaires

  • Le 16 janvier à 07:57, par sawadogo En réponse à : Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

    Pourquoi cette tribune qui a fait un cocktail indigeste d’œuf, de viande de porc, de sauce de riz, de sable de Gorom n’est pas signée ?

    Répondre à ce message

  • Le 16 janvier à 10:20, par Jean Saaga En réponse à : Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

    Bonjour, pourquoi j’ai l’impression que toute cette longue explication, c’est juste pour dire c’est pas la faute à ceux qui sont présent mais l’univers entier est contre le gouvernement actuel ? Très cher Monsieur la situation du Pays nous obliges à ne plus nous soucier des causes hypothétiques, mais à apporter des éléments de réponses à la <>, car oui, nous sommes en crise.

    Répondre à ce message

  • Le 16 janvier à 10:29, par Sya En réponse à : Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

    Je seconde le commentaire de Sawadogo. Au délà de l’appréciation de la tribune, qui est personnelle, il est essentiel pour un journalisme responsable que le lecteur soit informé de la source des tribunes.

    Répondre à ce message

  • Le 16 janvier à 13:31, par AMKOULLEL En réponse à : Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

    Merci pour cette analyse digne d’intérêt. Nous sommes en train de trahir la mission générationnelle qui est la nôtre : sortir notre pays de l’aliénation économique et institutionnelle. Par moment, je me demande comment ce pays a pu secréter des intelligences comme THOM SANK et ses compagnons, des DANIEL OUEZZIN COULIBALY, des NAZI BONI, des NORBERT ZONGO, ... et se trouver avec une telle médiocrité à le diriger ! Nos parents nous ont envoyé à l’école du blanc pour venir les sortir de l’humiliation subie et nous, qu’est-ce qu’on fait, eh bien, on fait pire que les bourreaux de nos parents. Il y’a tellement d’énergie dans nos pays Africains, on la plus grande jeunesse du monde qui ne demande qu’à être mobilisée, ... mais nous la classe élitico-intello-politique, nous tremblons à nous pisser dessus, l’idée d’oser emprunter de nouveaux chemins politiques pour construire nos pays, et surtout nous affirmer tout simplement. Quelle honte ! Quelle honte à nous tous !

    Répondre à ce message

  • Le 16 janvier à 13:36, par Jean Saaga En réponse à : Tribune : Halte à l’hypocrisie politico-institutionnelle sur Yirgou !

    Bonjour, pourquoi j’ai l’impression que toute cette longue explication, c’est juste pour dire c’est pas la faute à ceux qui sont présent mais l’univers entier est contre le gouvernement actuel ? Très cher Monsieur la situation du Pays nous obliges à ne plus nous soucier des causes hypothétiques, mais à apporter des éléments de réponses à la <>, car oui, nous sommes en crise.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés