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Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

Accueil > Actualités > Opinions • Par Dr Désiré Boniface SOME • lundi 31 décembre 2018 à 00h58min
Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

L’attaque de Toéni dans le Sourou, ce 27 décembre avec encore des gendarmes tués au nombre de 10, semble venir approfondir la décente aux enfers de notre nation tant aimée par tant les burkinabé et les amis du Burkina Faso. Il est des situations dramatiques dans la vie d’une nation où les calculs individualistes, politiciens, affairistes ou militants de chapelles, sont à bannir, du moins à contingenter. C’est le cas de celle du Burkina Faso à ce jour. Allons-nous continuer à verser autant de sang et de larmes dans l’espoir qu’une force métaphysique nous vienne au secours ?

L’ennemi est de plus en plus en plus monstrueux et la réponse est sans doute bien insuffisante, voire médiocre. Dans tous les cas, elle n’est à la hauteur des attentes de sécurisation des citoyens indiquant du même la faillite de l’Etat dans son rôle régalien en la matière.

Notre nation, construite depuis la colonisation, n’a jamais été autant endeuillée. Si les chiffres de perte en vies humaines sur les champs de batailles coloniales me sont inconnus, ceux de la guerre asymétrique déclenchée contre le pays depuis janvier 2016 avoisinent les 200 morts, voire plus. Le dernier chiffre officiel, il y a 2 mois était de 169. Depuis lors, bien d’autres enfants du pays sont encore tombés face aux terroristes, qu’ils soient FDS ou simples civils.

La sécurité est à mon sens le concept central de la doctrine de l’Etat. S’il est évident qu’elle ne soit pas garantie en temps et en tout, il est par contre inconcevable que le souverain tarde à trouver des solutions lorsque l’insécurité perdure en faisant autant de morts. Celui qui tient le gouvernail ne peut pas éviter la tempête mais, si elle survient, il doit être capable de diriger le bateau (Agamben : 2013). A défaut, il doit demander la contribution de tous, pour notre part. On ne doit plus enterrer comme ça de jeunes burkinabé sous nos futiles émotions, notre silence complice ou coupable.

Je vois des familles, surtout des enfants inconsolables, en pleurs qui après avoir reçu il y a seulement 2 jours, un message ou un cadeau de Noël de leur père dont ils ont dramatiquement appris la mort le surlendemain. Ce père ne viendra pas et ne fera pas signe dans 2 jours pour la fête du nouvel an. Et s’en est irrémédiablement terminé. La nation ne leurs prêtera aucun père. Elle ne leurs offrira rien en compensation. En regardant les miens ce matin, j’ai dû écraser une larme en cachette en pensant à ces enfants et à ceux des précédentes hécatombes, des enfants désormais du vide paternel, sinon du vide tout court (pour paraphraser Glusckmann : 2018).

Le Burkina Faso n’est et ne sera ni la case encore moins la chasse gardée d’un homme aussi riche, puissant ou intelligent soit-il. Par conséquent, le sécuriser ne saurait être l’apanage d’un homme ou d’un groupe d’hommes (le Président Sankara nous en avait prévenu), même pas d’une puissance surnaturelle. Là, je touche du bois en ébranlant mes convictions religieuses mais je compte sur un repêchage de la miséricorde divine pour sauver mon âme. Mais quand bien même les citoyens ont des âmes, dans la république, les âmes ne sont pas citoyennes. Ou du moins, la seule citoyenneté républicaine qui puisse valoir pour tout citoyen, c’est d’avoir une âme nationaliste face au péril collectif.

Au burkinabé de tous les groupes ethniques, de toutes les confessions religieuses, chapelles politiques, couches socioprofessionnelles, l’heure est si grave que le seul modus vivendi qui nous reste n’est que l’union sacrée.

A son Excellence, Monsieur le Président du Faso, le Président de tous les burkinabé, à mon humble avis, il ne reste plus que ce seul mot : l’union sacrée des burkinabé. Vous en êtes plus conscient que moi sans doute, car si nous devons avoir encore un pays qui compte pour nous et qui compte parmi les autres nations, il s’impose à nous de nous unir en faisant table rase sur les considérations politiques qui minent le pays et qui ont creusé des ravins abyssaux entre les burkinabé.

Monsieur le Président, pour cette haute considération que je suppos que vous avez pour la patrie, abandonnez le reste de votre mandat présidentiel au profit de cette union sacrée des burkinabé par des états généraux sur la nation, pour mettre fin à la catastrophe. Les problèmes du pays sont trop sous votre gouvernance mais le pire est le génocide que vivent les citoyens en ces jours. Vous êtes le plus fort du moment mais c’est sous votre force que notre nation descend aux enfers.

On dit de vous, un homme presque pieux de par votre fréquentation de lieux de prière. Dieu ne viendra pas combattre les terroristes pour la nation mais il vous soutient et vous éclaire sans doute par devers vos bonnes prières. Il a doté ce pays d’hommes courageux et intelligents en plus de vous cela suffit à la défense de la patrie et à son bonheur.

Aux chefs des partis d’opposition politique burkinabé et autres forces vives de la nation, abandonnez vos agendas si le Chef de l’Etat, le Président Rock Mark Christian KABORE abandonnant le reste de son mandat, vous appelle à cette union sacrée. Ensemble, nous ne manquerons ni d’intelligence, ni de moyens pour tirer le pays du gouffre.

Pour vaincre le terrorisme, il faut vaincre ici et maintenant les fractures sociales et politiques dans notre pays. Président du Faso, si vous n’entamer pas la vraie guerre contre ces fractures, vous risquez de n’en gagnez aucune, surtout pas celle contre le terrorisme. Des marchands d’illusions de tout acabit, à l’international comme au plan national, veulent nous vendre des recettes avariées.

Ils ne cherchent que des rémunérations assassines de notre patrie. Dans tous les cas, l’Histoire sera sans pitié contre vous si vous insister sur les réponses exotiques et cosmétiques contre le terrorisme, pendant que la solution simple consiste à l’intelligence plurielle et participative de tous les burkinabé.

Je rêve à coup sûr mais qu’il me soit permis de le faire pour ne pas mourir comme ces enfants au front de l’inconnu et de la certitude de la mort gratuite. La mort est si loin et si proche mais ne précipitons surtout pas celle des autres.

Dr Désiré Boniface SOME

Enseignant à l’Université

Ouaga 1 Pr Joseph KI-ZERBO

Vos commentaires

  • Le 31 décembre 2018 à 00:55, par Mechtilde Guirma En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    KAI ! Voilà cette fois un vrai SOMÉ, un vrai grand-père des Mossi car mon père a servi à Lobi Gaoua et à Kampti. Quand ma mère me racontait ses souvenirs, elle en était attendrie, elle et son mari et l’aïné de la famille qui n’avait que 5 ans ont été très chouchoutés si vous me permettez le moi. Du reste d’ailleurs ma mère parlait couramment le Lobi. Elle m’a raconté les coutumes de ces pays. Puis elle terminait par cette phrase : « Eux et les Dagara, les Baoulé (mes parents ont fait également Abidjan et Bouaké) sont tous les mêmes Peuples. D’ailleurs ce sont eux qui ont ennobli et protège le Royaume Mossé », Le Moro-Naaba leur doit son siège, mais eux ils que faire de ce siège.

    C’était vraiment de l’histoire, de l’histoire de nos Peuples…Burkinabé.

    Monsieur Somé Désiré Boniface, Bonne et heureuse Année 2019. Que Dieu vous donne une longue vie et vous protège en toute circonstance et entreprises.

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    • Le 31 décembre 2018 à 12:17, par Patriote En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

      Cher Dr sociologue,
      Votre message n’est pas sans intérêt, même si les solutions proposées sont déjà connues comme un refrain d’une cantique populaire, car dit-on en mooré que c’est en bâtonnant plusieurs le serpent qui le tue.
      cependant je pose comme hypothèse que ceux qui scandent toujours cette rhétorique de ’’l’union sacrée’’ des fils et des filles de la nation, sont ceux soit de la classe politique hypocrite soit des soi-disant OSC hypocrites qui ne rêvent que d’être membre de la classe dirigeante hypocrite pour une fin intestinale.
      la solution se trouve au sein d’une bonne gouvernance de l’armée et le patriotisme des FDS et le gouvernement

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  • Le 31 décembre 2018 à 08:13, par Sapience En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Dr Somé merci pour cet article sur la situation sécuritaire. Vous abordez plusieurs dimensions de cette triste réalité du quotidien des burkinabés. Quoi dire de plus. En simple observateur de l’action des hommes politiques du Burkina, quelques constants peuvent se faire. Que ce soit le parti au pouvoir tout comme l’opposition aucun dirigeant ne s’est rendu sur le terrain pour offrir sa compassion, encore moin son soutien aux FDS. Qu’est-ce qui explique une telle apathie ? Peu importe les réponses posibles, les acteurs politiques ont montré leur manque de solidarité et d’engagement à l’endroit des hommes du feu. Autre fait remarquable pourquoi le Président ne décrète pas l’’état d’urgence. Oui, ailleurs moins que ce que vit le Burkina Faso, cela à été fait afin d’offrir plus de pouvoirs aux forces de l’ordre. La liste des récriminations est longue et les lecteurs pourront poursuivre cet exercice. Deux voeux que 2019 apporte plus de sécurité et de paix au Burkina. Sapience.

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  • Le 31 décembre 2018 à 08:14, par Batignace En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Dr SOME , abandonnez le reste du mandat pour que le pays soit dirigé par qui ? Entièrement d`accord avec votre idée d`union sacrée seulement je m` attendait plutôt a "gouvernement d’ union sacrée " comportant l’ opposition et la société civile.

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    • Le 31 décembre 2018 à 10:29, par Le citoyen En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

      S’il vous plaît Internaute Batignance, pour sortir une réflexion de ce genre, ça prend tu temps. Aussi, prenez le temps de bien lire les articles quand on vous les produit. Par ’abandonner le reste de votre mandat’, Dr. Somé que je ne connais pas, ne veut pas dire que le Président actuel doit laisser son mandat à quelqu’un, mais plutôt de ’consacrer ses efforts à la réconciliation nationale, à l’union des fils et filles du pays’, qui selon lui (et selon moi d’ailleurs), passe d’abord avant tous les agendas. Merci de relire l’article.

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  • Le 31 décembre 2018 à 08:31, par MELKIS.COM En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    À bon entendeur, salut ! Monsieur le président, veuillez trouver dans la présente le cri de coeur de plus d’un Burkinabé. Merci Dr.

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  • Le 31 décembre 2018 à 09:19, par GOUBA WARIAM En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    BIEN DIT MONSIEUR SOME
    MAIS TU PARLE DE GENERAUX DE QUELS GENERAUX
    SAGIT IL
    LES GENERAUX SE SONT EMBOUGOISE AVEC LES MISSIONS ONUSIENNES LE LUXE LE BLING BLING SI BIEN QUE PERSONNE NE VEUT MOUILLER LE MAILLOT COMME ON LE DIT.
    JE PENSE QUIL FAUT REVOIR LES MOYENS DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME ;SUIS DACCORD AVEC LUNION SACRE DES FILS ET FILLES DU BURKINA FASO ;MAIS IL FAUT DES MESURES FORTES
    A SAVOIR REDUIRE LE NOMBRE DE POSTE MINISTERIEL PLETORIQUE
    REDUIRE LE NOMBRE DE REPRESENTATION DIPLOMATIQUE A LETRANGER BUDGETIVOIRES
    REDUIRE LE NOMBRE DU PERSONNEL NON ESSENTIEL DANS LES CONSULATS GENERAUX ET AMBASSADES
    EN TEMPS DE CRISE LES SOLUTIONS FOTRES SONT LETRAVAIL LA RIGUEURE
    REVOIR LA COOPERATION ENTRE LES PAYS ETC

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  • Le 31 décembre 2018 à 09:32, par bod En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Bien dit on professeur de sociologie. la menace est si sérieuse que le Chef de l’Etat doit impérativement sonner l’union sacrée ! c’est ensemble que nous allons vaincre ! Et cela commence par l’éradication des fractures sociales !

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  • Le 31 décembre 2018 à 11:12, par jean En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    bonjour docteur, nous sommes dans un désert , les espoirs sont minces. Tout de même creusons. A force d’attirer l’attention de l’autorité les bonnes décisions finirons par tomber. Cependant le problème semble être très profond. Sinon comment des individus peuvent défier toute une nation. Qui sont les mains invisibles qui nous endeuillent ? Dieu sauve nous ! Nos ennemis sont nombreux. Le malheur est qu’ils ne sont visibles. Merci ! Bonne année.

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  • Le 31 décembre 2018 à 11:36, par Adama En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Merci mon professeur pour cette alerte, espérons que le Président RMCK en tiendra compte.

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  • Le 31 décembre 2018 à 12:48, par Koumba En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Des marchands d’illusions de tout acabit, à l’international comme au plan national, nous vendre des recettes avariées. Bien dit Dr SOME, mon éminent professeur. La solution pourrait-elle également être explorée de l’extérieur ? Vous n’avez pas parlé du G5 Sahel ou de la géopolitique tout cours, surtout en tant que diplomate que vous êtes.

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  • Le 31 décembre 2018 à 13:03, par Mafoi En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Pour un professeur d’université qui enseigne entre autre la sociologie politique,je suis tombé des nues en parcourant votre article.Certes l’émotion est nègre comme disait le président Senghor mais pour un intellectuel de votre trempe,il aurait fallu faire une analyse en ayant la tête sur les épaules.En effet lorsque vous parlez de génocide,j’ai des frissons d’autant que dans l’histoire de l’humanité,les génocides se comptent sur les doigts de la main.Ensuite vous parlez d’union sacrée et je suppose selon vous,que pour résoudre ce problème de l’insécurité,il suffirait comme par enchantement un gouvernement très élargi,une armée mexicaine de ministres en quelque sorte où en réalité chacun vient se goinfrer dans une inaction totale.Ce n’est pas très sérieux de votre part et d’ailleurs je vous mets au défi de trouver quelque part à travers le monde un gouvernement d’union nationale qui aurait bien fonctionné.Il ne faut quand même pas se foutre du bas peuple puisque tous ces politiciens de tout bord et autres,font leur comédie devant la presse audio ou visuelle ou à travers des articles de cet acabit mais sitôt le rideau baissé et croyant qu’on ne les voit pas,ils se retrouvent tous ensemble à faire des bamboulas puisque le courant passe toujours entrain eux.Nous sommes juste leurs dindons de la farce et il faut le savoir une bonne fois pour toute car ces politiciens n’ont pas de problème entre eux et c’est dans ce jeu de ping pong que vous suggérez que le président abandonne son mandat actuel au profit de qui,je ne sais pas.C’est grotesque comme solution,surtout venant d’un professeur d’université car votre article ressemble plus à la sortie d’un dirigeant politicien en occurrence UPC si je ne me trompe pas.En effet si l’opposition a la recette miracle pour éradiquer ces actes barbares et refuse de la dévoiler,c’est qu’elle est complice mais n’empêche le Burkina ne sera jamais rayé sur la carte,ces mécréants seront anéantis,tôt ou tard .
    La patrie ou la mort,nous vaincrons !

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  • Le 31 décembre 2018 à 13:45, par Ka En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Oui Dr. SOME Je confirme : Une belle analyse, impartiale et simplement citoyenne. Je retiens votre ’interpellation a tous que : ‘’’Pour vaincre le terrorisme, il faut vaincre ici et maintenant les fractures sociales et politiques dans notre pays,’’’ je suis entièrement d’accords avec vous : car, votre analyse est pertinente et en résume simplement tout dont ’’il faut faire.’’

    Très souvent dans mes critiques, je ne cesse d’accuser nos intellectuels, qu’à défaut d’être dépositaires de la vérité, n’ont même pas l’humilité d’en être assoiffés ; mais vous, vous êtes le contraire, et mérite d’être porté dans l’histoire de notre pays comme tant d’autres SOME, à commencer par Valère, et mon ami SOME l’idéologue internaute au forum de Lefaso.net, par les voies réservées aux hommes de progrès.

    Une remarque qui ne regarde que moi, je rejoigne l’internaute pertinente qui nous avait quitté, et est revenu dont je souhaite un bon retour parmi les vautours du Web, je veux parler de madame M.Guirma : Même si souvent nous avons des différences qui font la richesse des forums, elle fait partie des internautes de bonne foi, qui tire a sa façon de penser à bout portant sur tout ce qui bouge dans le sens du contraire. C’est pourquoi je joins a elle, et dire que les lobis et les Dagara ont toujours été des êtres de riche culture.

    C’est pourquoi je dis toujours que les intellectuels sans cultures sont des intellectuels vides, ce qui n’est pas le cas de mes promos Lobis et Dagara que j’ai bien connu. Et je confirme en ayant séjourné dans la province du PONI : Hormis les Dioula et quelques Dagara et Lobis dont la reconversion au christianisme et la religion musulmane qui avoisine quelque pourcentage, la religion traditionnelle de leur société reste l’animisme a la laquelle elle reste profondément attachée culturellement. Merci Dr. de votre analyse pertinente et bonne année 2019.

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  • Le 31 décembre 2018 à 16:54, par la loupe En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Bjr tout le monde. Dr SOME, c’est beau mais ça n’a pas de valeur ajoutée. Quand j’entends démissionner de la part de vous ou gouvernement d’union nationale, je suis meurtri. Voulez-vous dire que comme les autres ne sont associés, ils ne doivent rien faire pour la paix et doivent conditionner leurs apports pour la paix par le partage du gâteau. Ou bien que le président démissionne pour qu’on soit comme dans une transition à la manière de notre chers voisin le Mali avec la démission forcée, de Amadou Toumani Touré , occasionnée par Sanogo qui à plongé le Mali dans une situation plus difficile. Soyons sérieux un jour chers parents et intellectuels d’Afrique. Si Rock Kaboré abandonne le bateau en plein naufrage il doit être poursuit pour haute trahison. J’accuse le commandement militaire pour le laxisme dans les méthodes d’attaques et de ripostes : plus de 5 FDS dans un même véhicules durant ces attaques par engins explosifs, armes dans les camps et FDS toujours en ténue et non dans les domiciles, des FDS beaucoup en ténue civile et armées à l’image de milices ne pas constaté, manque d’entraide entre corps (le cas de Djibo) sans que des commandants ne soient relevés de leurs fonctions et j’en passe. A bas les apatrides, à bas la prostitution intellectuelle, vive la jeunesse sankariste, bonne chance nous !tous !

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  • Le 31 décembre 2018 à 20:24, par Papou En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Non mais je rêve quoi. C’est un docteur qui écrit ça ? Merde quoi !!! Moi aussi je vais faire un PHD Parce que des écrits de grain pareils, j’en fais tout le temps mais je savais pas qu’on pouvait en faire un écrit à publier sur un site sérieux.

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  • Le 2 janvier à 02:49, par @Papou En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Il n’ a pas dit qu’ il avait un ph.d. Il a signé docteur tout court.Il est vrai que l" écrit n’ est pas bien travaillé mais laissons les titres tomber et concentrons- nous sur la forme.

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  • Le 2 janvier à 17:17, par YAAM SOBA En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    Internaute 13 Papou de grâce, il faut éviter de débiter des insanités sur le forum, lorsque vous êtes à cours d’arguments. Le docteur Somé a fait ses preuves sur ke plan national et international. Ce n’est pas un individu de votre espèce qui pourra salir son image. Il faut que le web master bloqué certains commentaires, qui sont à la limite aberrants !

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  • Le 2 janvier à 18:09, par SEBOGO ELIE En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Pour une intelligence plurielle et participative contre la descente aux enfers de notre nation

    C’est sûr, rien n’est éternel, même la mort...cela prendra sans fin un jour. L’histoire nous renseigne sur notre passé et sur ça nous devons avoir foi et de la détermination. Rappelons nous du partage de la Haute Volta entre ses voisins et sa reconstitution. Ces forces du mal n’auront pas le dessus, ayons foi à nos gouvernants et restons solidaires à nos FDS. Nous compatissons à la douleur de ses familles mortuaires, mais comme l’a dit le grand frère, arrêtons de faire pitié et célébrons nos soldats tombés. QUE LA PAIX DIVINE DE DIEU SUFFISE A NOTRE CHER ET BEAU PAYS ET QUE 2019 SOIT UNE ANNEE DE STABILITÉ ET D’ENVOL SOCIO-ÉCONOMIQUE.

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