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Cinquantenaire du FESPACO : « On sera obligé de casser certains codes pour la bonne cause » (Yacouba Traoré, président du comité d’organisation)

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET | Dimitri Ouédraogo • mardi 6 novembre 2018 à 11h00min
Cinquantenaire du FESPACO : « On sera obligé de casser certains codes pour la bonne cause » (Yacouba Traoré, président du comité d’organisation)

La 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) aura lieu du 23 février au 2 mars 2019. Cette édition marque aussi les 50 ans du festival. En vue de la bonne réussite de l’événement, le ministre de la Culture a procédé, le 2 novembre 2018, à l’installation des membres du comité d’organisation. C’est Yacouba Traoré, journaliste, écrivain et ancien directeur de la RTB, qui a été désigné comme président de ce comité. Le 03 novembre, il nous a reçus, pour échanger sur ce qu’il entend faire pour réussir la tâche qui lui a été confiée. Déjà, il se déclare fou, et entend travailler avec des fous. Lisez plutôt !

Lefaso.net : Le comité d’organisation du FESPACO a été installé le 2 novembre 2018. Généralement, il est présidé par le secrétaire général du ministère de la Culture. Cette année, c’est vous. Pourquoi ce changement ?

Yacouba Traoré :
Je ne saurai répondre avec précision à cette question. Toujours est-il que le secrétaire général du ministère (de la Culture, ndlr) est un homme très compétent. Je suis souvent en contact avec lui. Il est très organisé. Il a le souci du détail. Je ne peux pas lire dans la pensée du ministre. C’est le ministre qui m’a désigné comme président du comité. Mais je pense que c’est le fait que cette fois-ci, c’est le cinquantenaire.

Moi, j’ai suivi la vie de ce cinéma. En tant que journaliste, j’ai présenté pendant plusieurs années des émissions sur le cinéma africain. C’était l’émission « Ça tourne » sur la RTB télé. J’ai eu l’occasion de connaître le milieu. Il y a rares de cinéastes africains de l’espace francophone que je n’ai pas reçus sur mon plateau.

J’ai rencontré les cinéastes nationaux, des réalisateurs, des comédiens ou techniciens de cinéma. Je pense que c’est peut-être pour cette raison. Au demeurant, le secrétaire général du ministre fait partie du comité. Il est à un poste qui lui va bien. C’est lui qui est chargé de coordonner toutes les activités.

Lefaso.net : Il n’y a-t-il pas d’autres raisons qui justifient votre désignation ?


Yacouba Traoré :
Je sais qu’il y a 50 ans, à ce même poste, il y avait une dame. Elle avait 27 ans. Elle préparait son journal un jour de 17 février 1969. C’était l’une des premières présentatrices du journal télévisé. En même temps qu’elle préparait le journal, elle pensait au discours qu’elle devait prononcer pour la cérémonie d’ouverture du FESPACO le même soir.
C’était madame Alimata Salambéré. C’est à elle que je pense quand le ministre m’a chargé de cette mission. Je me suis dit finalement qu’entre la télévision et le cinéma, c’est le parfait amour.

Il y a 50 ans, c’était une présentatrice télé qui était à la tête du premier comité d’organisation. 50 ans après, moi, journaliste télé, je me retrouve à ce poste. C’est une fierté pour moi. Je ferai tout pour mériter cette confiance qui a été placée en moi.

Lefaso.net : Quelle est la nouvelle orientation que vous voulez donner à cet évènement ?

Yacouba Traoré : Ce n’est pas véritablement une orientation qu’on va donner. Je ne pense pas. Toujours est-il qu’au niveau de ce cinquantenaire, il faut présenter quelque chose d’inédit. j’ai partagé ma philosophie, juste après l’installation, avec les autres membres du comité.
Elle s’inspire de deux convictions. La première est du doyen des cinéastes africains, Sembène Ousmane. La deuxième est de l’un des plus grands cinéastes burkinabè, Idrissa Ouédraogo. Que disait Sembène Ousmane ?

Son refrain, c’était « si nous avons créé le FESPACO, aujourd’hui, c’est le FESPACO qui nous porte ». Idrissa Ouédraogo disait souvent « du sens, du sens, tout le reste n’a pas d’importance ». Quand il réalisait, c’est ce qu’il disait. Il faut donner du sens à chaque image qu’on tourne.
Je pense qu’il faut que nous appuyions notre vision sur ces deux convictions. Si des cinéastes africains ont créé le FESPACO, il faut rendre hommage à ces cinéastes africains. Ils le méritent. Il faut que ce cinquantenaire soit à la hauteur de ce qu’ils ont donné au FESPACO.

Lefaso.net : Pour vous, il faut inscrire des hommages aux pionniers dans le programme ?


Yacouba Traoré :
On ne peut pas célébrer ce cinquantenaire sans rendre un hommage appuyé aux pionniers. Les pionniers ne sont pas seulement les cinéastes. Il y a un grand monsieur comme le général Sangoulé Lamizana sans qui le FESPACO n’allait pas exister. Ça allait demeurer les petites semaines du cinéma africain. Elles étaient organisées ainsi avant que ça ne soit récupéré par Lamizana et son ministre des Finances pour devenir FESPACO. A tous ces gens, il faut rendre un hommage, et de la plus belle manière. C’est par cet hommage qu’on donnera du sens à ce cinquantenaire.

Ce n’est pas une retrouvaille de cinéastes africains comme les autres. Il faut du sens. Et ce sens, c’est par les hommages qu’on va rendre à ces devanciers. On sera obligé de casser certains codes pour la bonne cause. C’est donner du sens à chaque activité qui entre dans le cadre de la célébration du cinquantenaire. Donner du sens aussi, c’est la participation du public.

Il faut que les Burkinabè, dans leur ensemble, se sentent concernés par ce cinquantenaire. Quoiqu’on dise, le FESPACO a fait de Ouagadougou la plaque tournante du cinéma africain. Ouagadougou est leur CAN (Coupe d’Afrique des nations, ndlr). Nous allons mobiliser les populations jeunes, surtout les scolaires. Il y a des établissements qui ont servi de cadres de tournage de certains films historiques.

Lefaso.net : Est-ce que le président du comité d’organisation a des défis à relever lors de cette manifestation ?

Yacouba Traoré :
Je veux que cette manifestation ait véritablement une dimension internationale. Que non seulement le cinéma africain rayonne, que ça permette aussi au Burkina de briller. Les deux vont ensemble. Il s’agit d’une part de faire du FESPACO un grand moment de télévision. Cela est fondamental. Avant, on sollicitait les médias juste pour couvrir.
Mais cette fois-ci, les médias doivent participer à l’organisation du festival. J’ai un ancien patron qui m’a porté sur ses ailes. J’étais son attaché de presse quand il était ambassadeur à Paris. C’est Philippe Sawadogo. Il aimait dire qu’un acte qui est posé et qui n’est pas su, n’est pas posé.

Si nous organisons la plus belle édition possible, et si ce n’est pas bien couvert, c’est comme si ça n’a pas existé. Donc je veux qu’on me transforme ce festival en un moment de télévision. J’éprouve du plaisir à suivre la nuit des Oscars aux Etats-Unis à 2h du matin. La presse joue un rôle immense.
Pour moi, le public concerné par une cérémonie d’ouverture du FESPACO, ce n’est pas le public qui est au stade. C’est le public de téléspectateurs. C’est pour eux qu’on produit le spectacle. Ceux qui sont au stade, en fait, ce sont des acteurs, mais ils ne savent pas. Ils jouent des rôles. On produit pour le public qui n’a pas eu la chance de venir au stade.

Il faut faire de cette édition un grand moment de télévision. Il faut beaucoup communiquer. Pour moi, le FESPACO ne commence pas le 23 février (2019, ndlr). Ça commence au moins trois semaines avant. Il faut qu’on donne la parole à ceux qui ont fait vivre le FESPACO et à ceux qui l’ont créé. Il faut qu’on donne la parole aux cinéastes. Trois semaines avant, il faut que, sur nos écrans, on ne parle que de cinéma. Il y a une grosse communication à faire en matière d’avant-événement.

A la faveur de ce festival, je vais voir le directeur général de la RTB pour qu’il y ait par exemple une émission hebdomadaire de l’émission « Ça tourne ». J’irai voir les autres médias pour qu’on parle du cinquantenaire du FESPACO. C’est pour que les médias ne se contentent pas de venir simplement couvrir l’ouverture et la clôture.

Lefaso.net : Quel est le second défi ?

Yacouba Traoré : D’autre part, il s’agit de la participation du public. Est-ce qu’il n’y a pas des possibilités de projeter des films au Lycée Zinda ? Pourquoi ne pas faire un programme scolaire ? C’est vrai qu’il y a un programme scolaire au FESPACO ; est-ce que cela suffit ? J’en discuterai avec les autres membres du comité et le délégué du FESPACO. La participation du public m’importe beaucoup. Les moments phares aussi. J’attache du prix aux symboles en tant qu’artiste.

Je veux que ce cinquantenaire soit exploité à fond. Je ne vais pas vous dévoiler ma stratégie. Mais la manière dont l’hymne national est exécuté, c’est bien. Est-ce qu’on ne peut pas l’exécuter de manière plus artistique ? On peut l’accompagner bien sûr avec la Fanfare nationale.
Pourquoi ne pas mettre en valeur nos artistes ? Pourquoi ne pas faire une combinaison fanfare, Garde nationale et artistes musiciens ? Ça peut être beau. Il faut que nous mettions un accent particulier sur les cérémonies d’ouverture et de clôture. Il faut que le public n’ait pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. Cela ne doit surtout pas être long. J’ai horreur de la longueur.

Lefaso.net : Comment cela doit se faire concrètement ?

Yacouba Traoré : Vous savez, je pense à une chose. Je suis vraiment fou. Je veux que Sambène Ousmane participe à la cérémonie d’ouverture. Comment je peux faire ? Est-ce que vous avez des idées pour moi ? Je n’en sais rien. A l’occasion des élections présidentielles en France, j’ai vu Mélanchon (Jean-Luc) utiliser une technique de retransmission d’images qu’on appelle l’hologramme.

C’est-à-dire qu’il a tenu un meeting en région et on le voyait en même temps à Paris, sans que ça ne soit à la télé. Je vois des gens qui sont morts qui interviennent dans des cérémonies. Je ne suis pas un technicien, je suis juste un journaliste. Est-ce qu’on peut faire participer Sambène Ousmane, Idrissa Ouédraogo ? C’est en ce sens que je dis que je suis fou et je veux travailler avec des fous. Cette cérémonie doit marquer les esprits. Il faut qu’on en parle pendant les 50 prochaines années. En combinant du traditionnel avec les techniques cinématographiques, je pense qu’on peut créer quelque chose de beau. J’attache du prix aux moments phares, aux temps forts.

Je remercie le ministre de la Culture de m’avoir confié ce poste. J’étais sur un travail d’écriture où je cherchais des articles sur la première édition du FESPACO en février 1965. Je suis allé au FESPACO et aux Archives nationales, sans succès. Moi je veux des images de la cérémonie d’ouverture de la première édition du FESPACO. Je veux que ces images fassent partie de la cérémonie d’ouverture. Comment je fais ?

Peut-être qu’avec le comité d’organisation on va trouver une solution. Je sais que la cérémonie a été présidée par Sangoulé Lamizana. Je sais que c’est le film « Cabas-Cabo » de Oumarou Ganda du Niger qui a remporté l’Etalon d’or. Il parlait de la vie des militaires en Afrique. Lamizana avait aimé. Je veux que le public du FESPACO, qu’il soit burkinabè ou non, voie cette cérémonie d’ouverture. Voilà un peu ce que je veux qu’on mette dans cette édition, pour que ça soit dans les souvenirs.

Lefaso.net : Après votre installation, vous avez dit : « Nous sommes des fous, nous allons faire un programme de malades ». Que faut-il comprendre par-là ?

Yacouba Traoré : Il faut le lire au second degré. Moi, je suis un peu fou. Le journaliste est expert et artiste. Je me considère comme un artiste. L’artiste est fou. Les cinéastes sont des fous. Si on n’est pas fou, on ne peut pas créer. Pourtant, le ministre a dit de libérer nos génies créateurs. Je me considère comme un fou, comme Idrissa (Ouédraogo), comme Pierre Yaméogo, comme Kerfa dans « Sya » de Dani Kouyaté. Je parle de « fou » au sens de la création, de la capacité de créativité.

Je veux travailler avec des fous. Si on ne met pas de folie dans l’organisation, on ne peut pas proposer quelque chose d’inédit. On va faire ce qu’on a l’habitude de faire. Ce n’est pas mauvais mais on dit aussi que les habitudes créent de la monotonie. Et l’ennui vient de la monotonie. Je veux que chaque célébration accroche le public. Et ça, il faut de la folie. J’assume, nous sommes des fous.

Lefaso.net : La pérennité du festival (même s’il jouit de la prime de l’ancienneté) commence à faire débat ; il n’y a-t-il pas lieu de le repenser pour le rendre plus attrayant ? Beaucoup de festivals commencent à talonner le FESPACO…

Yacouba Traoré :
Vous pensez que le FESPACO va mourir ? Ceux qui le pensent ont tort. Il y a eu plusieurs festivals dans le domaine culturel en Afrique. Ils ont été créés avant le FESPACO. Je prends par exemple le Festival des arts nègres. C’est l’une des premières manifestations qui ont réuni l’Afrique culturelle. Il a été créé en 1966.
Il est à sa 3e édition, depuis 1966. Vous avez le Festival du film de Mogadiscio. Il est mort de sa belle mort. Vous avez les Journées cinématographiques de Carthage qui vont s’ouvrir bientôt. C’est un festival qui a du mal à se frayer un chemin entre son arabité et son africanité. Je le dis avec beaucoup d’attention. C’est ma conviction personnelle.

Mais si le FESPACO arrive à résister aux vestitures du temps et aux aléas économiques, c’est le résultat d’une conviction. C’est une question de volonté politique. Quand Lamizana a nationalisé les salles de cinéma, ils ont envoyé François Bassolé en France pour aller chercher des films. Il m’a dit qu’il pensait que les films étaient des bobines qui étaient exposées dans des magasins. Il ne savait pas qu’il y avait des circuits de distribution.
Il est revenu avec un seul film. Ils ont fait appel à Sambène Ousmane pour assoir un cinéma national. C’est une conviction politique portée par la génération Sangoulé Lamizana. Il est lui-même cinéaste amateur. Il dit dans ses mémoires qu’il a acheté sa première caméra à son retour de la guerre du Vietnam, à Alger. Ce genre de manifestations ne peut pas mourir aussi facilement. Je ne dis pas que ça ne peut pas arriver.

Mais quand c’est assis sur des convictions, c’est difficile que ça meurt comme le Festival des arts nègres, comme le Festival des films de Mogadiscio. Le Fespaco a 50 ans, mais c’est un paradoxe. Le Burkina, économiquement, n’est pas en mesure de porter un cinéma national et de s’occuper à promouvoir un cinéma africain. C’est une volonté politique. C’est pourquoi je dis aux autorités politiques que le cinéma est un bien commun, c’est une fierté nationale. C’est une fierté continentale.

Lefaso.net : A vous écouter, ce sont les convictions qui maintiennent le FESPACO en vie…

Yacouba Traoré :
Sans une volonté politique confirmée, il peut tomber. Je pense amplement que la fréquence biennale est bonne. Le ministre de la Culture, lors de la cérémonie d’ouverture, a dit qu’il faut qu’après cette édition, personne ne puisse contester le Burkina dans sa position de plaque tournante du cinéma africain. Moi je suis tout à fait d’accord, mais il y a des conditions.

Il ne faut pas qu’on dise qu’on est le pays siège du FESPACO alors qu’on a des salles de cinéma qui ne sont pas dignes de ce nom. Si je prends le Ciné Burkina, il ne faut pas avoir des toilettes qui puent pendant le festival. Il ne faut pas prendre des vidéoprojecteurs pour projeter des films professionnels.
Il faut que nous regardions l’infrastructure du cinéma. Il ne faut pas que la projection se fasse pas avec des vidéoprojecteurs placés au milieu des cinéphiles. Il faut des appareils professionnels. Un projecteur professionnel coûte peut-être 60 à 70 millions, je n’en sais rien.

Mais c’est pour une vie. Ce n’est pas une fierté de dire que nous sommes le siège du cinéma africain et qu’on ne dispose pas de salles de ciné de renom. Prenez le Centre culturel Georges-Méliès. Ils ont permanent des équipements professionnels de projection. Pourquoi pas nos salles de cinéma ?

Interview réalisée par Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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