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An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • mercredi 31 octobre 2018 à 00h32min
An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

Le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) a animé sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire ce mardi, 30 octobre 2018, à son siège, à Ouagadougou. Pour cette semaine, ce sont Jean-Hubert Bazié de la Convergence de l’espoir et Mamadou Kabré du PRIT-Lannaya qui ont porté le regard sur un seul point à l’ordre du jour : le quatrième anniversaire de l’insurrection populaire.

« Il n’y a pas de nécessité de commémorer un anniversaire à travers des marches-meetings ou toute autre forme de jubilation en dehors de la réflexion ». C’est la position du CFOP-BF vis-à-vis de la commémoration de l’an 4 de l’insurrection populaire. Cette année également, la commémoration se tient dans un contexte controversé caractérisé par le programme du gouvernement d’une part et les manifestations des syndicats et organisations de la société civile d’autre part.

Quatre ans après ce soulèvement populaire, le regard du CFOP-BF sur la gestion des blessés, des familles des victimes et sur la gouvernance est mitigé. Le CFOP-BF ne s’associera donc pas à la commémoration, tant que les questions ayant conduit les Burkinabè dans les rues ne sont pas réglées.

« Le MPP, parti insurgé, est au pouvoir. Mais les blessés et les familles des victimes sont gérés de manière inhumaine. Il a fallu des pressions multiples pour que l’appareil d’Etat s’occupe de la santé des personnes portant un handicap. Quant aux morts, ils attendent toujours qu’on leur rende justice. Des familles sont toujours dans le désespoir. Du côté du nouveau-ancien pouvoir, celui qui voulait être président est président du Faso. Ceux qui voulaient être ministres, il y en a qui le sont. Beaucoup se sont retrouvés directeurs généraux ou secrétaires généraux. Et certains ont trouvé refuge dans les hautes institutions de l’Etat. D’autres encore pensent avoir trouvé leur salut en rejoignant le régime parce que convaincus que tant qu’ils seront à l’intérieur du MPP, ils ne seront jamais poursuivis », campent les conférenciers à travers la déclaration liminaire.

Ils notent que, de toute évidence, le chemin emprunté par le nouveau pouvoir n’est pas celui qui avait été tracé par les insurgés. « Manifestement, il y a eu une trahison », estiment-ils avant de préciser que les « fortes espérances » du peuple ont été oubliées et les vieux réflexes ont produit leurs effets. Pour le CFOP-BF, le pouvoir s’est entouré de « copains et de coquins ». Selon les animateurs de la conférence, le pouvoir a mis en place un dispositif permettant à ceux qui l’exercent de s’enrichir « de manière effrontée » au détriment du peuple.

« L’économie est en panne. Le chômage est plus qu’au rendez-vous. La sécurité est menacée. L’intégrité du territoire est en jeu. Une bonne partie de nos concitoyens sont des exilés intérieurs du fait du terrorisme et du grand banditisme… Pendant ce temps, la première des préoccupations des caciques du nouveau-ancien pouvoir est de demeurer au pouvoir. C’est pourquoi ils ont taillé sur mesure un Code électoral leur permettant de contrôler le fichier électoral, donc de s’assurer en tout temps une victoire à travers la fraude électronique », dépeint le président de la Convergence de l’espoir. Cette attitude n’est pas moins condamnable et dangereuse que celle qui a inspiré la mise en place du Sénat et la tentative de modification de l’article 37, poursuit-il.

« Et, comme pour se moquer du peuple, le prophète Paul Kaba Thiéba nous annonce qu’ils sont-là pour plus de 50 ans », rappellent les conférenciers, qui se réfèrent aux propos du Premier ministre lors de l’Assemblée générale de son parti, le MPP, le 27 septembre 2018.

Face à ce qu’il a qualifié de « situation de désespoir des masses populaires », le CFOP-BF rappelle que, « de façon unanime », les insurgés réclamaient que justice soit faite (que les dossiers pendants de crimes de sang et de crimes économiques soient traités avec diligence, y compris les personnes tombées les 30 et 31 octobre 2014).

A en croire ces responsables politiques, les insurgés réclamaient également de l’alternance, de la transparence dans la gestion des biens publics, des actions vigoureuses contre les maux qui assaillent au quotidien les Burkinabè (vie chère, crise de logement, problèmes de santé, d’éducation, etc.). « Le moins que l’on puisse dire, c’est que tous ces maux demeurent en pire. Les dossiers judiciaires des crimes emblématiques fonctionnent au diesel. Les plus ardents partisans du traitement diligent desdits dossiers, hier de l’opposition, sont curieusement les meilleurs avocats aujourd’hui dans la majorité présidentielle, pour nous conseiller la patience et la raison », relève Jean-Hubert Bazié dans la déclaration introductive.

Il estime que l’insurrection a, aujourd’hui, pour le peuple burkinabè, un goût d’inachevé et a été trahie. « Cela nous impose de nouveaux devoirs de courage, de fidélité à l’idéal, pour un renouveau démocratique en faveur des intérêts du peuple burkinabè », lance le CFOP-BF.

Les conférenciers ont également rappelé que contre la « gestion chaotique » du pays, l’opposition politique avait convié les forces vives à une série de marches-meetings, dont la première a eu lieu le 29 septembre 2018. Malheureusement, disent-ils, le pouvoir n’a posé aucun acte susceptible de faire face aux maux des populations.
« Au contraire, il a provoqué des contre-marches pour le soutenir, rappelant ainsi les fameuses contre-marches avec remplissage recto-verso qui ont été sans lendemain », constate le CFOP-BF, qui annonce que « bientôt », les forces vives seront encore dans la rue pour continuer à dénoncer la gouvernance.

Les conférenciers déclarent également que les animateurs du pouvoir actuel, qui ne veulent pas du tout entendre parler du CFOP-BF, sont ceux qui s’étaient pourtant réfugiés dans l’opposition après le divorce violent d’avec leurs compagnons. « Qu’ils se rassurent donc, chaque fois qu’ils poseront des actes à l’encontre des intérêts du peuple, ils auront le CFOP-BF sur le chemin », avertissent-ils.

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Vos commentaires

  • Le 31 octobre à 00:53, par Dedegueba Sanon En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Une bêtise de plus. Une posture qui fait plus l’affaire du CDP que de l’UPC. Et aucun cadre de l’UPC ne comprend cela ? A l’UPC vous raisonnez comment ? C’est vrai qu’en mettant dans votre caleçon ce "scorpion de CDP", vous jouiez avec le feu. Ce feu commence à vous brûler déjà.
    Que le CDP soit opposé à toute commémoration d’un événement qui est une défaite pour lui, tout le monde comprendrait cela, mais que vous de l’UPC vous vous rangiez de leur côté pour trouver prétexte pour saboter la commémoration, c’est à ne rien y comprendre. Le CDP vous aura phagocyté, messieurs de l’UPC. Vous confirmez donc que le CDP et vous c’est même pipe même tabac ? Zeph ne se cachait pas de dire fièrement son parcours sous BC, avec qui il aura beaucoup appris. Plus on va avancer plus ça se précisera, au cas où vous l’ignoriez le CDP me semble t-il peut prétendre à jouer le rôle de chef de file de l’opposition, étant donné que vous avez des députés en rupture de ban.
    Pauvre UPC, il faut avoir un peu d’étique en politique et ne pas manger à la table de n’importe qui. Vous avez trop sous estimé les vieux politiciens opportunistes professionnels que sont les idéologues du CDP, ils vous ont déjà eu.

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  • Le 31 octobre à 04:40, par Django En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Monsieur Dedegueba j’ajouterai en disant que L’UPC ne veut pas le pouvoir. Zeph sait qu’il n’aura plus jamais Kossiam. Son problème c’est faire tomber Rock

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  • Le 31 octobre à 07:51, par Seydou TOURÉ En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    À politicien mouton, éternelle stagnation. C’est le droit du CFOP-BF de dénoncer toutes déviations de la gestion du pouvoir. Mais nous ne pouvons pas comprendre qu’après tent d’années d’opposition, si l’UPC n’a pas le pouvoir, ne puisse pas connettre les raccourcis. Racourcis que le CDP empreinte aujourd’hui pour les mettre derrière. Le CDP vous empêche à l’interne de commémorer une victoire qui a été arraché (à eux) au sang des enfants du pays et des séquelles a vie. La justice n’est pas encore fait pour ces fils du pays car votre compagnon d’aujourd’hui, CDP, avait taillé une justice en sa faveur en mettant des garde fou pour ne jamais être inquiété, même en tirant sur les fils du Burkina.
    Oui. Le CDP vous empêche de vous rejouir de votre victoire d’hier pour réclamer le retour de celui que nous avons chassé hier, que vous avez chassé hier. Quand les textes et institutions en cours serons mis en place permettant de poursuivre le CDP, seriez-vous à leur côté pour les tenir la mais ? Je pense que non. Si oui ce sera la fin des " malobaliya " pour des politiciens qui ne savent pas ce qu’ils veulent. C’est pour ca ils seront appelés à être opposant a vie. LE PEUPLE VOUS REGARDE. OUVREZ L’OEIL PENDANT QU’IL EST TEMPS.

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  • Le 31 octobre à 07:58, par Thom’s En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Si la honte tuait, les pauvres UPCistes ne seraient pas là. Voilà une bande de politiciens versatiles qui ne font que nous pomper l’air chaque semaine. Comme on le dit souvent, il est difficile de réveiller quelqu’un qui ne dort pas.

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  • Le 31 octobre à 08:05, par Scorpion En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    C’est le désarroi total. Votre gouvernance n’emballe personne. Et il s’agit d’une position de l’opposition politique et non de l’UPC. De quoi avez-vous peur ? Veillez sur votre caleçon pour ne pas y loger le scorpion que vous redoutez tant.

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  • Le 31 octobre à 08:24, par sandokan En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Toi tu dois voir L’UPC partout : dans ta voiture à la moindre panne c’est l’UPC ; dans ton domicile, le gaz fini, c’est encore UPC. Là on te parle de CFOP, tu vois UPC et ZEPH. C’est incroyable ! Et pourtant en circulation, tu cotoies CDP, peut être qu’à l’Assemblee tu cotoies CDP, tu vis dans le même pays avec CDP, tu partages la même nationalite avec CDPISTES. Ou est donc le problème que d’autres compatriotes fassent la même chose que toi avec CDP ? Et c’est qui dans ce pays qui à un moment ou à un autre de sa vie n’a pas beneficié ou subi en bien ou en mal de la part de CDP ? Laissez Zeph ce grand homme tranquille. Recemment, une corporation de leaders d’opinion lui ont presque jete l’opprobre et fait les éloges du plus fort du moment. Mais ce que Dieu lui a donné personne ne peut le lui enlever.

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  • Le 31 octobre à 08:36, par L’homme de reo En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas àla commémoration

    Quand je vois Zeph ..automatiquement je vois GONGOLOMA-Soke’ , ce personnage appele’ "Dieu des contraires" dans l’Etrange Destin de Wagrin. Voila quelqu’un qui se ni lui meme ..se dedi ..se contredi lui meme. Sinon comment comprendre quelqu’un qui se proclame "Patron de l’insurection" ; et pour des histoirs de politique n’est meme pas capable d’aller se recueillir sur la tombe des martyrs ? Si tu as des problemes avec le MPP , tu as aussi une dent contre ces pauvres martyrs qui n’ont pas jamais demande’ a mourir ?. Depuiii je pense je me suis dis :
    - soit le CDP vous a wacke’ ;
    - soit vous navez pas encor digere’ votre defaite face a Rock ;
    - soit cest vous meme qui etes foncierement mauvais.

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  • Le 31 octobre à 09:23, par caca En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Pour cette fois,je suis entièrement d’accord avec l’opposition. Il ne faudrait pas ajouter votre péché et souffrir davantage avec les événements des 30 et 31 octobre 2014. Il n’ y a pas un gain à empocher dans cette bêtise, et fêtez est encore une perversité narcissique. Pour moi, l’insurrection était une des grandes erreur politique de notre génération. Car le burkinabé insurgé est aveuglé et paralysé par une perversité narcissique de faire du mal à son prochain. Cette perversité s’enracine profondément dans son cœur de haine et de rancoeur contre son frère. Blaise Compaoré et son frère sont réellement partis et peut-être ne viendront plus dans les affaires politiques de ce pays. Mais les conséquences de ce départ forcé sont perceptibles. Aujourd’hui, le peuple burkinabé est bien divisé, et le pouvoir en place n’a même pas une conscience.

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  • Le 31 octobre à 09:49, par ridicule ! En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Avec l’UPC, c’est un non évènement ! heureusement que le ridicule ne tue pas ! 2020 n’est plus loin et l’UPC va se retrouver avec une déculottée monumentale car le CDP va bien les syphonner. Et, le MPP pourra rebeloter tranquillos sauf si...

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  • Le 31 octobre à 10:45, par citoyen revolté En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Zeph doit avoir le courage de dire aux Burkinabè, je demissionne de la politique, il n’a plus de valeur devant un burkinabè conscient et intègre. on ne peut pas d’imposer des choses bidons comme cela, je donne raison à l’UPC RD pour leur claivoyance. Zeph, reflèchi bien, hier seulement tu conduisait les marches avec le peuple et today, tu les tourne le dos. tout le chao du pays actuellement c’est toi, je ne doute pas. les gens se cachent derrière la democratie et ils nous envois des mercenaire massacrer nos enfants et le font porter aux térroriste et ils se cache derriere toi et tu ne peux pas de ressaisir ? pendant que les militaires sautaient sur les mines en Aout dans la region de l’Est, François Compaoré était au Benin voisin alors qu’il devrait etre assigné en France. sa ce n’est qu’un exemple de la main qui tire les fichelle de l’exterieur pour endouiller les familles, a politicien, Mais Dieu vous voit tous et chacun repondra top ou tard, Rien que la semaine dernière je disais cela et a peine terminer, j’apprend que le site d’or de Kabonga s’est écrouler avec ceux qui, avec la complixité et la protection des terrériste exploite l’or dans la reserve, Dieu a sanctionné ét sanctionnera toujours

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  • Le 31 octobre à 13:16, par Jonassan En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Je crois que le vin est maintenant tiré il faut le boire. Dès le départ, j’ai préféré que l’UPC refuse de rejoindre le CFOP s’il fallait siéger avec le CDP quitte à rester opposition intègre, hélas. Au temps de l’article 37 nous avions demandé aux députés UPC de démissionner. Kedal ! Les privilèges sont plus importants que l’intégrité et que les intérêts du peuple. Au pouvoir ou hors du pouvoir, les politiciens sont les traitres de l’Insurrection. Ces gens-là n’ont jamais rompu avec Blaise. Que ce soit Zeph ou Rock aucun d’eux n’a jamais pu appeler Blaise autrement que l’ancien président Blaise Compaoré. En dehors de Me Sankara qui dans le temps avait pris ses responsabilités. S’il ne tenait qu’à ces gens-là (Rock et Zeph qui pensaient qu’il fallait arrêter la lutte parce que l’état de siège est levé), s’il ne tenait qu’à ces gens-là, y’aurait jamais eu INSURRECTION. Le peuple doit comprendre, la jeunesse doit comprendre au lieu de se compromettre comme cette jeunesse de soutien au retour de Blaise Compaoré.

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  • Le 31 octobre à 13:27, par GOMERA En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    « Il n’y a pas de nécessité de commémorer un anniversaire à travers des marches-meetings ou toute autre forme de jubilation en dehors de la réflexion » C’est clair et net !
    A l’UPC nous vous appelons à la réflexion. Bande d’hypocrites mppistes ! Qu’avez vous fait de notre insurrection ?
    Vous voyez l’ombre de Zeph partout. Il vous hante tant ? Occupez vous de notre sécurité que vous peinez à assurer incapables que vous êtes et pansez les plaies des victimes et celles de leurs famille.

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  • Le 31 octobre à 14:25, par YAAM SOBA En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Mes amis du MPP svp, la politique ce sont des idées et non des injures. Pourquoi au moindre fait et geste de l’opposition vous insultez, sans aucune raison ?
    A cette allure, ce forum risque de perdre sa valeur d’antan.
    Je vous invite à modérer vos propos.

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  • Le 31 octobre à 14:35, par Nahouri Fils En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    le pouvoir de Monsieur Roch Marc Christian KABORE n’a posé aucun acte concret, pour soigner
    les maux que les insurgés. Pourquoi commémorer ce 31 octobre ?

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  • Le 31 octobre à 14:38, par Ferkêbougou En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Du repos aux âmes des disparus ! L’injustice, la corruption, la démagogie, l’extrême pauvreté, la spéculation foncière sont les maux qui ont amené le vaillant peuple du Faso sur les rues du pays les 30 et 31 octobre 2014.Où en-est-on de nos jours ?

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  • Le 31 octobre à 17:30, par RIGOBERT En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Chers compatriotes,

    Ces 30 et 31 octobre 2017, la Nation burkinabè commémore l’An III de l’Insurrection populaire de 2014.

    En ce souvenir de la lutte victorieuse de notre peuple, je rends un hommage vibrant et mérité aux martyrs de notre combat historique et aux nombreux blessés qui, à cette occasion, ont été meurtris dans leur chair. Que les uns reposent en paix, et que les larmes des autres soient asséchées !

    L’insurrection populaire sonnait comme la fin de tout un système construit sur la mauvaise gouvernance, la corruption et le népotisme. Malheureusement, trois ans après, le pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) est en train de remettre en cause ces acquis, en reproduisant exactement les mêmes erreurs qui ont provoqué la colère du peuple. Il n’y a rien d’étonnant à cela puisque les trois fondateurs du MPP étaient les principaux architectes et les principaux bénéficiaires du régime déchu, qu’ils n’ont du reste eu aucun scrupule à trahir lorsqu’ils ont senti venir sa fin.

    Trois ans après ces journées historiques qui devaient préfigurer la naissance d’un Burkina nouveau, notre pays continue sa lente descente vers le chaos.
    Le pillage des ressources publiques et le clientélisme politique persistent, avec leur corollaire d’impunité généralisée.

    Notre justice peine à élucider les crimes commis lors de l’Insurrection populaire, et ceux commis tout au long de la IVème République. Du reste, ce qui préoccupe le plus le pouvoir du MPP, ce n’est pas la manifestation de la vérité, mais l’opportunité qu’offre la situation judiciaire des uns et des autres, pour nouer des deals politiques souterrains, ou neutraliser les concurrents potentiels, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020.

    Les attentes des Burkinabè sur le plan social demeurent sans réponse. Aucun secteur social ne se porte bien, et les citoyens vivent dans une angoisse continue.
    Sur le plan économique, la montagne PNDES (Plan national de développement économique et social, ndlr) ne parvient même pas à accoucher d’une souris. En claquant avec fracas la porte du gouvernement, un ministre, de surcroit président d’un parti membre de la majorité, a établi la responsabilité directe du Président du Faso dans cet échec du PNDES, en évoquant des « réactions de vieux cow-boy désespéré qui ont mis au rouge tous nos indicateurs avec un plan de développement PNDES qui a lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage ».

    Les PPP (Partenariat public-privé, ndlr) annoncés comme une solution miracle à notre sous-développement sont devenus une vulgaire pompe à commissions occultes qui permet à nos dirigeants de s’enrichir à la faveur des marchés octroyés de gré à gré.
    Pire, l’intégrité territoriale du Burkina Faso est maintenant remise en cause, du fait de l’incompétence du pouvoir du MPP à repousser l’avancée des terroristes. Ce pouvoir est en train de rentrer dans les annales de notre histoire, comme celui qui a laissé des forces du mal occuper une partie de la terre que nous ont léguée nos ancêtres. C’est inédit. Et c’est très grave.

    Chers compatriotes,
    En ce troisième anniversaire, que chaque Burkinabè, dans son domaine d’activité et dans sa zone de résidence, ait une pensée pieuse pour nos martyrs, un geste de réconfort pour nos blessés, et cultive davantage les valeurs qui ont porté l’Insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

    Comme ce fut le cas l’an passé, le pouvoir du MPP va organiser une soit disant commémoration officielle au cours de laquelle il nous servira les mêmes discours et refera les mêmes promesses.

    L’UPC se démarque résolument de ce folklore et son président, de surcroit Chef de file de l’opposition, ne se prêtera pas à cette mise en scène, qui participe à entretenir dans les esprits, la fiction d’une prétendue connivence des insurgés avec le pouvoir en place, et de leur responsabilité collective dans la situation dramatique que vit aujourd’hui notre pays.

    La meilleure façon pour le pouvoir du MPP de commémorer l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014, c’est de gérer le Burkina en référence aux aspirations du peuple insurgé.

    Si la décadence que vit notre pays relève de la pleine responsabilité du pouvoir MPP en place, nous ne devons nullement désespérer des bonnes graines semées par l’Insurrection populaire. Au contraire, nous devons redoubler d’efforts dans la veille citoyenne et dans la mobilisation pour l’avènement d’un vrai changement. Perdre espoir et abandonner la lutte, ce serait trahir le sacrifice des martyrs, ce serait renier notre histoire.

    Gloire éternelle aux martyrs de l’insurrection,
    Vive le Burkina Faso !
    Ouagadougou, le 30 octobre 2017
    Le Président de l’UPC

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  • Le 1er novembre à 00:19, par consequent En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    le cfop, les osc sont des traitres. pourquoi demander au pouvoir seul de supporter le poids des soins et du soutien aux blesses de l insurrection ? ils sont aussi coupables que le mpp et ses allies. il ya 4 ans ce sont le cfop et les osc qui ont pousse le peuple dans la rue. s il ya des blesses et des deces , depuis l insurrection qu est ce qu ils ont fait pour les victimes en dehors des marches et le depot des gerbes. pourquoi le cfop et le MDHP ne font pas une collecte de fonds pour les victimes ? ils passent le temps a critquer le mpp ? ce n est pas le mpp qui etait aux commandes des marche meeting, ce sont le cfop et les osc. ils ont une grande part de responsabilite. les familles des victimes doivent leur demander des comptes.

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  • Le 1er novembre à 20:08, par 1+1 En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    « Et, comme pour se moquer du peuple, le prophète Paul Kaba Thiéba nous annonce qu’ils sont-là pour plus de 50 ans »

    Eh bien qui vivra verra. Vous Opposition et Pouvoir,chacun d entre vous prétendez AIMER le Peuple de ton son coeur mais le RENIE par vos actions. Dites moi quand vous êtes assis derrière le volant de votre voiture luxueuse et que vous voyez à travers le vitre de voiture,un malade mental burkinabé nu entrain de fouiller les poubelles à la recherche de sa pitance quotidienne ,quel degré de compassion s’ élève t il en vous ?Cela vous brise t il le coeur de le voir ainsi ?Est ce que vous donnez l ’ordre à votre garde de corps de faire tout pour au il soit pris en charge dans les centres d accueil malgré les programmes que vous avez concocté à leur faveur ? Est ce que vous recouvert de vêtements sa nudité ? N est il pas un burkinabé comme vous ? N est il pas un de vos semblable ? N’est il pas un être humain ? Vous nous aviez enseignez ceci à nous et à nos enfants : ”Tu AIMERAS les gens de ta maison et tu HAÏRAS tes ennemis", mais Jesus nous a enseigné ceci : "Tu AIMERAS ton prochain comme toi même".
    Vous n aviez pas été un bon samaritain, vous n aviez pas bandé les blessures du Peuple, au contraire vous aviez été son bourreau. Vous avez refusé de vous identifier à cette histoire vraie du Samaritain :

    <<Jésus reprit la parole, et dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s`en allèrent, le laissant à demi mort.
    Luc, 10:31 - Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.
    Luc, 10:32 - Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l`ayant vu, passa outre.
    Luc, 10:33 - Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lo rsqu`il le vit.
    Luc, 10:34 - Il s`approcha, et banda ses plaies, en y versant de l`huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.
    Luc, 10:35 - Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l`hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour>>.
    Comment pouvez ainsi être un modèle pour les générations futures. J ai l impression qu à chacune de vos conférence de Presse, Dieu lui même dit à propos de vous : "Ce peuple( politiciens, gouvernants, OSC...) m’honore des lèvres mais son coeur c’est éloigné de moi"
    Quand le Peuple vous donne le bâton pour que vous lui dirigiez et qu au retour vous les recompensiez par des bastonnades en les humiliant, n’est ce pas écoeurant ?
    Un dirigeant sans COMPASSION quoique bardé d innombrables diplômes est un tyran. Mefiez vous en.
    Prenez garde que la colère de Dieu ne s enflamme contre vous à moins qu’il n y ait personne pour l’éteindre...

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  • Le 2 novembre à 01:04, par jeunedame seret En réponse à : An 4 de l’insurrection populaire : L’opposition ne s’associera pas à la commémoration

    Bravo CFOP. Votre position est logique et intellectuelle. On fête quand on est content ; mais pas seulement parce qu’on en a le temps. Il ne faut jamais crier victoire avant la fin de la guerre. Opposition, head on !

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