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Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | OL • samedi 29 septembre 2018 à 00h40min
Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

Après sa sortie, le 30 mars dernier, à l’occasion de la traditionnelle rentrée politique de son parti, le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ), Soumane Touré a tenu une conférence de presse ce vendredi 28 septembre 2018, au siège du parti sis au quartier Wentenga. Sa dernière sortie, il y a six mois, avait valu à ce parti, une suspension de trois mois par le ministère en charge des libertés publiques (ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation).

La suspension de trois mois du Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) de Soumane Touré, suite à ses propos tenus lors de sa précédente conférence de presse, n’a pas suffi à le faire fléchir. En effet il est revenu avec la même verve pour donner sa lecture de la situation nationale à la conférence de presse qu’il a organisée le vendredi 28 septembre 2018. Mieux, pour lui, cette sanction (http://lefaso.net/spip.php?article84472 ) est accueillie par le PITJ comme une distinction. « Nous accueillons cette sanction comme une distinction qui nous encourage à persévérer parce que cette sanction nous rassure, que nous sommes dans la voie tracée par les fondateurs de notre parti à agir à l’avant-garde de la lutte de notre peuple, pour les libertés, pour la démocratie, pour un Etat de droit démocratique véritable et pour le progrès », contre-attaque Soumane Touré dans une déclaration liminaire consistante de 42 pages.

La présente conférence, qui marque le 55e anniversaire du PITJ, s’explique aussi, dit-il, par la « situation de crise » dans laquelle les « usurpateurs du MPP ont conduit le pays ».

Pour Soumane Touré, le parti a été suspendu pour avoir dénoncé un certain nombre de tares mettant en péril la République, la cohésion et l’unité nationale. Par cette sanction, il estime que le pouvoir a bafoué les droits fondamentaux tels que prescrits par l’article 8 de la Constitution qui dispose que les libertés d’opinion, de presse, et le droit à l’information sont garanties.

« Le pouvoir judiciaire, dont on soupçonne les accointances avec les usurpateurs du MPP, a donné au PITJ des raisons supplémentaires de douter de lui. Il a trainé les pieds, et ce n’est que le vendredi 13 juillet 2018 que le président du tribunal administratif de Ouagadougou a examiné et jugé la requête du sursis à exécution. C’était sans objet puisque la durée de la sanction, trois mois, était largement écoulée. Au moment où nous parlons, le recours en annulation pur et simple de l’arrêté de suspension n’a pas encore été enrôlé. C’est la preuve que les juges du tribunal administratif essayent d’éviter aux usurpateurs du MPP une humiliation judiciaire », argumente-t-il.

Puis, il révèle : « Pourtant, le PITJ en fait une affaire de principe. Les usurpateurs du MPP ont tenté auprès des membres de la direction du PITJ à Bobo-Dioulasso, notamment de maître Yéré, de négocier le retrait du recours introduit par le truchement du directeur de cabinet de l’Assemblée nationale ».

Le parti, qui dit donc accueillir « sans surprise et avec beaucoup de sérénité » la sanction, observe également que c’est le propre des régimes d’exception aux abois. « Tous les régimes de ce genre qui se sont succédé dans notre pays par les mêmes méthodes et les mêmes pratiques ont infligé des sanctions sans fondements à notre parti, à ses dirigeants, à ses militants ou aux organisations de masse qu’ils dirigeaient », poursuit-il dans la déclaration liminaire, remontant dans le temps avec les différentes menaces qu’a subies son parti et ses leaders.

Le PITJ en désobéissance civile …

Le secrétaire général du PIJT a rappelé que son parti a, le 15 juin 2015, interpellé le chef d’état-major des armées, Pingrenoma Zagré, en lui demandant de ramener rapidement l’armée à la caserne pour être reformée, face au danger sécuritaire. « Le PITJ lui demandait de le faire sans délai afin que le monopole de la détention et de l’usage des armes reconnu aux FDS ne soit rompu, afin que ne se constitue dans notre armée des factions, afin que… Le secrétaire général du PITJ a été interpelé, gardé-à-vue à la gendarmerie et présenté au procureur afin d’être déféré à la MACO. Dans l’esprit des dirigeants de la transition batarde [sic], il fallait l’enfermer à la MACO. Du reste, des médias avaient déjà annoncé sa déposition à la MACO.
Cependant, un procureur honnête et courageux, Ouédraogo Antoine, président du SAMAB, et ses deux substituts ont estimé qu’il n’y avait pas matière à inculpation et l’ont mis en liberté. Ces magistrats courageux avaient pris cette décision certainement en s’appuyant sur l’article 10 de la Constitution qui stipule que ‘tout citoyen burkinabè a le droit de concourir à la défense et au maintien de l’intégrité territoriale’. C’était effectivement la contribution du PITJ.
Le colonel Auguste Denise Barry, alors ministre de la Sécurité, peut-il dire la faute ou quelle loi Soumane Touré avait enfreinte ? Lui qui vient d’être mis en liberté provisoire et qui se lamente de l’injustice dont il est victime ? Le Pr Ki-Zerbo avait une belle formule : ‘Quand l’on montre du doigt une chose à un idiot, au lieu de regarder dans la direction du doigt, pour voir la chose, l’idiot se met à regarder le doigt’ Où en sont aujourd’hui notre armée et nos FDS ? Divisées en plusieurs groupes, donc sans cohésion et sans discipline, elles sont incapables de ce fait d’assumer les missions à elles confiées par la République. Le procès du coup d’Etat du général Diendiéré s’avère être le procès de nos FDS », ressasse le secrétaire général du parti.

A en croire M. Touré, depuis le 1er novembre 2014 jusqu’à nos, le Burkina vit sous un régime d’Etat d’exception. « Tout pouvoir qui ne tire pas sa source de cette Constitution, notamment celui issu d’un coup d’Etat ou d’un putsch, est illégal. Dans ce cas, le droit à la désobéissance civile est reconnu à tous les citoyens », précise-t-il, sur la base de l’article 167 de la Constitution.

Selon le PITJ, pour avoir également réclamé la paternité de l’insurrection, les dirigeants du MPP devraient être traduits en justice. « L’insurrection étant un crime prévu et puni par la loi d’une peine de prison de 10 à 20 ans, les usurpateurs du MPP sont donc des criminels que la justice laisse courir et sévir à la tête de l’Etat.
Le PITJ avait fourni au procureur général, tous les éléments concourant à leur interpellation et inculpation. Le deuxième acte du PITJ qui le désignait comme cible aux usurpateurs du MPP est la protestation contre la détention extra-judiciaire de Djibrill Bassolé, alors que la justice lui accordait la liberté provisoire après épuisement de tous les recours introduits », dénonce-t-il.

28 septembre, une date importante de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest

Soumane Touré et ses camarades ont rappelé que le PAI, devenu aujourd’hui PITJ, est un parti marxiste-léniniste-panafricaniste, créé le 15 août 1963. Il totalise depuis le 15 août 2018, 55 ans d’existence, de lutte à l’avant-garde du peuple pour les libertés, la démocratie, la construction d’un Etat de droit véritable et le progrès.
En cela, poursuit M. Touré, il a repris la lutte là où l’avait laissée Philippe Zinda Kaboré et particulièrement Ouezzin Coulibaly, dans son discours-programme prononcé le 20 mai 1958 devant l’Assemblée pour la construction d’un Etat de droit véritable, pour la bonne gouvernance, pour le progrès économique et social dans la solidarité nationale. C’est pour cela que le parti a saisi l’opportunité de cette sortie pour rendre un hommage aux devanciers, pour le combat mené.

Le PITJ dit avoir également choisi le 28 septembre, pour à la fois rencontrer la presse et tenir une réunion du comité central du parti ; parce qu’étant une date importante de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest, une date importante de l’histoire de la démocratie française et, partant, celle des néo-colonies françaises dont le Burkina. « Le 28 septembre 1898 est la date de l’arrestation de l’Almamy Samory Touré, le dernier conquérant et grand résistant à la pénétration coloniale. Avec son arrestation, la France coloniale a estimé qu’il n’y avait plus d’obstacle à sa domination.

En effet, Samory Touré ambitionnait de reconstituer le grand Mandé. Dans ses conquêtes, il avait déjà réalisé un grand empire qui allait du Libéria aux portes du Niger. Kantchari, dans une langue des Sofa de l’Almamy Samory que nous comprenons et parlons encore couramment, désigne un lieu planté de figuiers avec une grande mare », justifie Soumane Touré.

Après avoir servi un véritable cours d’histoire, le premier responsable du PITJ a, à l’intention des dirigeants, répété que tous les conflits graves qui ont éclaté en Afrique ont trois causes principales, à savoir la question foncière, le déséquilibre dans le développement des régions et l’accaparement du pouvoir d’Etat par une ethnie.

De la marche-meeting de l’opposition

C’est au regard de la situation qu’ils ont décidé de la mise en place d’un mouvement patriotique pour la République, la démocratie et le progrès, la cohésion et l’unité nationale. Une initiative qui va concerner à la fois Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur.

Sur la situation sécuritaire, Soumane Touré pense que ceux qui attaquent ne viennent pas d’ailleurs, ils sont du Burkina et la cause serait la mal gouvernance. « Ils disent qu’ils ont mis combien de milliards au Sahel ? Les Sahéliens se demandent s’ils ont enterré ça dans le sable-là ou bien… Nous ne sommes pas dans les détails…, cotiser pour soutenir…Ce n’est pas cela la solution ; la solution, c’est la démocratie, la bonne gouvernance », propose le secrétaire général du PITJ.

Pour le parti donc, cette marche n’est que pour lutter contre les conséquences des actes qu’eux-mêmes (initiateurs) ont posés. D’ailleurs, le PITJ n’est pas affilié au CFOP-BF (Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso) parce que non seulement la loi portant son statut viole la Constitution (qui dit que les partis politiques se créent et s’exercent librement), mais également du fait qu’ils ne dénoncent pas la même chose. « Est-ce qu’ils ont déjà été à fond sur une question ? Rien ! C’est pourquoi nous aussi, on les regarde », se démarque-t-il.

Quant aux éventuelles critiques qui viendraient à être dégainées contre lui, Soumane Touré dit simplement refuser l’hypocrisie ; parce que c’est l’avenir du pays qui est en jeu.

OL
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Vos commentaires

  • Le 29 septembre à 07:37, par YIRMOAGA En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Pour ne pas s’etre Affilié au CFOP, je soutien le Koro Souman. Ceux qui se sont embarqué dans cette structure devrait laisser la parole à Jeph ? Et ce Mr n’est pas ça ?il lui manque la stratégie de politicien ? Et du coup, il devient ......., ? On l’a connu au temps des CR de l’ODPMT quand il était ministre des finances ? Fallait être militant du parti ou moisir ? Et il était dans dans la grâce de BC ? On n’a pas encore oublié ? Cet aigri PF .....Aaaaah ?

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  • Le 29 septembre à 10:27, par Toukoita En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    On se disait que la sagesse s’acquiert souvent avec l’age !!!

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  • Le 29 septembre à 10:29, par War En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Certaines verites font mal mais c’est la verite.je suis mossi et il m’est donne de consater le rejet violent de l’omnipresence politique et d’envahissement des mossi partout sur le territoire national.Faisons attention parce que les autres ethnies doivent se sentir a l’aise dans le vivre ensemble.il faut eviter de favoriser l’imperialisme d’une communaute sur une autre ce qui peut deboucher sur la guerre civile et meme pire un genocide .Quand des dozos du burkina prennent attachent avec les dozo de rci,du mali,de la guinee et du liberia pour constituer un front pour en cas de cas vontre les koglweogo il ya de quoi etre inquiet.le ministre doit interdire les koglweogoi a l’ouest et au sud ouest.les ninja au congo ou les tontons macoutes en haiti ont commences comme ca pour devenir des tueurs.

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    • Le 29 septembre à 13:23, par Arso En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

      WAR, vous autres sous couvert de vos vérités à vous, sont négatifs pour la cohésion nationale. Dans cet article, tu as vu le mot ethnie où ? Pourquoi, vouloir tout ramener à l’ethnie si l’on est pas soi-même ethniciste ? Ou bien tu pense que Soumane Touré rime avec mossiphobie ? Mon frère, une nation se construit avec le temps et non en un jour. Les problèmes que tu evoques se résorbent avec le temps. Un jour, tu verras dans ce pays que les gens accorderont peu d’importance à l’ethnie, tellement le métissage qui est en marche inexorable sera une réalité. Un jour, tu verras un non-mossi comme toi, president du Faso. Cela ne tardera pas, le métissage ethnique s’ en chargera. Mais en attendant, épargne nous de tes vérités qui n’n’apportent rien sinon la division.

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    • Le 29 septembre à 14:46, par Mam la mam En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

      Forumiste War, tu es de mauvais aloi. Montre une seule structure au Burkina où il n’y a pas des gens de l’Ouest du Burkina. Le gouvernement est plein de gens de l’Ouest. La tête de l’armée est pleine de gens de l’ouest. Les finances publiques et privées sont pleines de gens de l’ouest. La santé est pleine des gens de l’ouest. L’agriculture est pleine des gens de l’ouest. Les FDS sont pleines des gens de l’ouest. etc...Le monde des affaires est plein des gens de l’ouest même si c’est à un niveau moindre par rapport aux gens du plateau central. Alors,pourquoi parlez-vous d’omnipresence politique et d’envahissement des mossi partout sur le territoire national ? le Faso appartient à ceux qui travaillent dur. Vous êtes de mauvaise foi et vous autres là serez combattus et anéantis comme des punaises parce que le Burkina est un et indivisible. L’ouest n"est rien sans le plateau central et vice versa. Quant aux dozo qui sont en train de se rameuter, de s’agiter, de bander les muscles ; de prendre tous les koglwéogo pour des mossi vrais et représentatifs et de prendre l’ouest du Burkina pour leur propriété, qu’ils se tiennent tranquilles. Un proverbe disait que mille fantômes ne sauraient faire peur à un éléphant. Nous allons toujours nous marier aux belles demoiselles et de l’ouest et vice versa, n’en déplaise aux oiseaux de mauvaise augure. Je passais.

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  • Le 29 septembre à 10:38, par Dedegueba Sanon En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    N’a t- il pas pété un câble ? Parce qu’un révolutionnaire qui "délégitime" l’action souverainiste d’un peuple qui s’est révolté contre une démocratie en trompe œil, est plutôt étonnant.
    Moi je ne suis ni d’aucun bord politique, mais j’ai trouvé très vertueuse cette insurrection, et quelque soit la qualité de ceux qui en tiraient les ficelles. Quelques fois on se retrouve dans une logique de choisir le moindre mal. Ce que nous vivons actuellement pour moi vaut mieux que de vivre l’humiliation que la dynastie Compaoré voulait nous faire subir.

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  • Le 29 septembre à 12:04, par DOUBANDA BACHIROU En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Discours impeccable. Que nos dirigeants ouvrent l’oeil ! Comme les dirigeants ne veulent pas écouter, si j’étais Soumane je me tais et je regarde. Car ces critiques aident le gouvernement sur les reseaux sociaux quoi qu’on dise il ya du positif.

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  • Le 29 septembre à 12:37, par Paul KERE En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Est-ce qu’un jour, les burkinabè peuvent se mettre d’accord sans considération d’ethnie ou de parti politique pour n’avoir qu’en tête le développement et le bien-être du pays ?
    J’attends ces jours meilleurs avec impatience.
    Est-ce qu’on peut apprécier Roch et Blaise en même temps ?
    Est-ce qu’on peut apprécier MM. Diabré, Komboïgo, Ouédraogo, Dicko, Dabilgou, Simon Compaoré sans se faire taxer d’Upc, de Cdp, d’Adf/Rda, de NAFA, ou de Mpp ?
    Bref,est-ce que tout ce beau monde peut se mettre ensemble pour construire le pays ?
    L’expérience a montré que depuis les années 1960, aucun parti politique au Burkina n’a construit convenablement notre pays. Alors !!!! Alors !!! Alors !!! Paul KERE.

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  • Le 29 septembre à 17:54, par ladbel En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Vous ratez toujours de porter haut les valeurs du maxisme leninisme. Par ce que vous confondez maxisme et ma propriété. Vous faites honte à Karl max et à lenine

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  • Le 29 septembre à 18:21, par Django En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Paul tu as raison . Que nous vaut cette marche qui a acouche d’une souris. Le developpement du pays ne les interresse. Le pouvoir pour le pouvoir.

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  • Le 29 septembre à 18:25, par Dibi En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Je suis resté sur ma fin avec ce compte rendu étroit de la déclaration de Souman qui légitimement s’inquiète de l’évolution politique, socio-économique et institutionnelle dramatique du pays ; mais de mon point de vue, le compte rendu ne va pas au fond des questions. A savoir : la domination et la gestion néocoloniale du pays ; et donc par conséquent tout ce qui va avec. Mieux, le compte rendu lui met dans sa bouche, les mêmes concepts que répètent à l’envie tous les traites à la cause nationale ; ceux là mêmes qui justifient et révèlent l’identité de cette néocolonie qu’est le Burkina-Faso depuis les années dites des indépendances. C’est étonnant de la part d’un politique qui prétend animer un courant marxiste-leniniste au Burkina-Faso et qui utilise ces concepts creux des néolibéraux corrompus-prédateurs et menteurs-massacreurs de peuples : je veux parler de "gouvernance", de décentralisation, d’Etat de droit démocratique, de constitution et autres institutions judiciaires dites indépendantes ou même d’émergence ; mais ce mot n’est pas dit.
    Peut-on s’attendre à autre chose qui ne relève pas de la brutalité, de l’insécurité, de la gestion ethniciste-féodale, de la trahison, de l’irresponsabilité, de l’incompétence, dans cette néocolonie qu’est le Burkina-Faso tenu par des bancocrates et autres hommes_liges au service de la domination néocoloniale de la France ?
    C’est bien dommage que des questions comme celles relatives au Franc CFA, aux Koglewéogo, à la laïcité-sécurité face au djihadisme islamiste et ses soutiens étrangers, aux inégalités sociales de classe,..., c’est bien dommage dis-je, que ces questions n’aient pas été visiblement abordées au vu du compte rendu de la conférence de presse de Souman. Ce qui laisse à penser que visiblement et depuis toujours, Souman adore s’agiter dans le bocal des polémiques informelles de principes. C’est bien mais ça devient stérile et sans prise sur les réalités sociales massives de notre peuple et du pays dont l’évolution actuelle interroge.

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  • Le 29 septembre à 19:04, par Yaco En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Que DIEU te donne longue vie, car depuis départ de valaire somé, tu restes le seul politicien à nous éclairer et à nous donner des cours d’histoires, je serai le premier membre de ce mouvement.

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  • Le 30 septembre à 10:15, par War En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Aux deux forumistes arso et mam la mam je vous invite a ouvrir et lire le document joint de 42 pages avant de me critiquer.je connais soumane depuis 1982 sous le cmrpn de saye zerbo et il est tout sauf fou ou illumine.Chaque fois que soumane se dresse violemment contre un regime c’est le debut de la fin de ce regime.demandez àu csp1, csp2 ,cnr de sankara ,au front populaire de blaise ,au cdp, a la transition qualifiee de batarde et maintenant au mpp qualifie d’usurpateur du pouvoir.Comme un feticheur ses attaques font mal mais vaut mieux le laisser tranquille parce que c’est un coriace qui est tres informe et dit des choses connus mais que personne n’ose dire telle que simon n’est pas un compaore mossi mais compaore bissa ne a kokologo ou son pere etait pasteur.il est capable de devoiler du top secret si vous l’emmerder.N’oubliez surtout pas qu’il est tres wacke .

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    • Le 30 septembre à 12:52, par Arso En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

      WAR, tu ne m’as pas compris. Je ne dis pas que Soumane Touré dit la vérité ou pas. J’ai simplement agi sur la partie "ethnique" de ton post. Juste pour dire d’éviter autant que faire c’est peut, d’ethniciser les problèmes. Et j’ai aussi ajouté que les problèmes ethniques que vous posez qui existent bel et bien (pas seulement au Burkina ) se dissiperont avec le TEMPS du fait surtout des MARIAGES INTER-ETHNIQUES. Parler toujours des problèmes ethniques, c’est les attiser, retenez ceci. On peut les résoudre sans les nommer.
      Même pour les kogleweogo, c’est une erreur de la part de beaucoup de nos concitoyens de penser que c’est la chose des mossis. Je suis mossi mais je suis contre cette milice qui au-delà de quelques avantages, est une source de dangers potentiels pour l’État de droit et la cohésion nationale.

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      • Le 30 septembre à 19:04, par jeunedame seret En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

        Patron Arso, tu es sûr que WAR=guerre n’est pas un terroriste ? Ou un valet local du nouvel impérialisme qui cherche à créer et profiter des troubles sociaux pour son implantation ? Alors, taisons-nous ensemble à ce niveau ; sinon nous exalterons son orgueil de guerrier ou diable. Vive la diversité au Faso.

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  • Le 30 septembre à 16:00, par Dibi En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    Merci à Tanga de me rappeler à l’ordre et de m’inviter à lire le document joint au compte rendu ; document que l’auteur du compte rendu ne signale pas et n’y renvoie même pas du tout. Toutes mes excuses à Souman pour sa connaissance de l’histoire de notre peuple, uni et pluriel. C’est important et fondamental pour comprendre notre présent et tracer des perspectives sur notre avenir commun. A ce niveau, il inscrit sa conférence de presse dans une véritable tradition marxiste léniniste dont la base reste la connaissance de l’histoire et de la dialectique contre les vues étroites et rétrogrades d’élites féodaux-ethnicistes des plus réactionnaires et hommes-liges au service de la domination néocoloniale française de notre peuple.
    Ces gens là, et tous les bancocrates sans culture historique, nous préparent à des lendemains de fureur, de brutalité, de sang et de massacres à la rwandaise. Qu’ils soient prévenus ; nous n’en voulons et les dénonçons de toutes nos forces.
    Merci à Souman pour les éléments de connaissance historique que je n’avais pas. Avec toutes mes excuses si j’ai été indulgent à son endroit ; et seule la vérité historique reste notre phare commun.
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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    • Le 30 septembre à 20:22, par sami sambou En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

      Merci a Soumane Touré. Il n’a que fait dire haut et fort ce que bon nombre de Burkinabé pense bas. Le Burkina Faso est mal parti depuis l’époque de la Haute Volta. Pourquoi Nanzi Boni et Ouezzin Coulibaly sont morts ?. A cause de l’ethnicime. La capitale est aujourd’hui Ouagadougou au lieu de Bobo a cause de l’ethnicisme. Seul un pouvoir d’exception peut ramener l’ordre au Burkina Faso. A l’heure de la politique, on fait de la division ethnique et on dit que c’est de la pilitique. Non il faut penser a revenir sur l’idee du Haut Burkina et du Bas BUrkina. Sinon nous vivrons toujours sous la domination de l’ethnie majoritaire qui ne cache rien et le dise visa a vis a qui veut l"entendre.(Le pays nous apoartient’ ; on est chez nous ; et pourtant quand elle est dans les autres régions elle dit que tout est Burkina), Chez ce nest jamais le Burkina mais chez eux ou elle peut tout faire.

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  • Le 1er octobre à 13:21, par Doubanda abdul haqq En réponse à : Situation nationale : Soumane Touré revient à la charge

    La Vérite, rien que la Vérité !!!
    Entre les textes et la pratique, les principes et les faits, l’idéal et la réalité, on se rend bien compte qu’au fur et à mesure que le temps passe et contrairement au vin qui se bonifie en vieillissant, notre pays ne fait que s’engouffrer dans un abîme très profond de jour en jour. L’heure est à l’éveil, l’heure est à l’éveil... Longue vie au Papa Soumane Touré...

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