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Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • lundi 6 août 2018 à 22h10min
Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

Le toilettage du code électoral n’a pas fait l’unanimité. Avant, pendant et même après le vote de la loi consacrant la nouvelle mouture du texte, majorité et opposition ont étalé leur divergence. Des Organisations de la société civile donnent également de la voix. Le 4 aout 2018, le Rassemblement Patriotique, essentiellement un regroupement d’artistes était face à la presse pour donner sa position sur le nouveau code électoral.

Un pas de franchi dans le long processus devant permettre aux Burkinabè de l’extérieur de voter en 2020. Longtemps souhaité et réclamé, la diaspora pourra désormais participer à l’élection du chef de l’Etat, après la révision du code électoral par la représentation nationale le 30 juillet 2018. En rappel, l’opposition politique avait claqué la porte à cause notamment des divergences quant au document retenu pour le vote. Alors que la majorité a penché sur la carte nationale d’identité et le passeport comme document d’enrôlement de votation, l’opposition aurait souhaité que ce soit retenu plutôt la carte consulaire.

Le Rassemblement patriotique pour sa part exprime ‘’sa satisfaction et son soutien’’ au code électoral nouvellement adopté. Mais les deux conférenciers Macus Dicko alias Dick Marcus, et Passamdé Sawadogo, de son d’artiste, Ocean, ont lancé un appel aux autorités. Elles doivent selon eux, mettre tout en œuvre pour permettre « à nos compatriotes de l’intérieur et surtout de l’extérieur de disposer des documents exigés à savoir carte nationale d’identité Burkinabè et le passeport ordinaire afin d’accomplir leur droit civique ».

Les conférenciers ont de ce fait, invité la CENI à prendre toutes les dispositions pour enrôler les Burkinabè aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur en âge de voter. Foi de Rassemblement patriotique, au-delà de l’acte qui va consister à glisser son bulletin dans l’urne, le vote est une opportunité de raffermissement des liens avec la mère patrie.

« Nous ne justifions rien. Nous saluons seulement l’ouverture du vote à la diaspora, et encourageons les autorités à mettre tout en œuvre pour le rendre effectif », a expliqué Ocean pour dire qu’ils ne prennent pas position dans le débat qui se mène entre majorité et opposition.

Pour sa part, Dick Marcus indique qu’en tant que citoyens, ils ont le droit de s’exprimer librement sur les questions qui concernent la vie de la nation. « Il n’y a pas de débat selon moi. C’est la CNIB qui fait d’un Burkinabè un Burkinabè. En deux ans, c’est possible pour les Burkinabè qui ne disposent pas du document de l’acquérir », a conclu l’artiste.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 6 août à 16:58, par Damis En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

    Ah, merci messieurs les artistes pour cette grandeur d’esprit. J’apprécie franchement votre position qui se veut réaliste, se distinguant des inepties de l’opposition actuelle où l’UPC qu’on considérait comme opposition vraie n’est plus conséquente envers soi-même. C’est sans parti-pris et tout citoyen honnête sait que la loi en question est la bienvenue et incarne la volonté réelle du peuple insurgé.
    Cela nous rappelle que l’insurrection n’a pas totalement perdu son sens et qu’il y a toujours de l’espoir.
    On ne pas dès lors comprendre la position de l’UPC et ses alliés qui veulent une vraie démocratie mais veulent en même temps qu’on fasse une exception pour la diaspora. Peut-être qu’ils pensent que l’électorat de celle-ci est un acquis pour eux mais rien n’est vérifié car tout le monde (la diaspora) n’est pas dupe. C’est pas sérieux-là mes amis "opposants" ! Si ZEPH voulait réellement le bien des burkinabés, il devrait cesser les critiques infondées sur la loi (comme il l’a fait lors de l’alliance du Burkina avec la Chine populaire) et œuvrer à ce que la mise en application soit la plus profitable possible à la diaspora et au peuple tout entier.
    Franchement ZEPH me dégoute maintenant avec son "boubou" actuel. Pourquoi ZEPH choisit maintenant d’être destructeur au lieu de rassembleur comme il a essayé de l’être avant l’insurrection populaire d’octobre 2014 ? Avec une position pareille, il sera étonné de ne pouvoir obtenir même une dizaine de voix en 2020, voire être dernier des candidats ! Mmmmeerrrde !

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    • Le 7 août à 14:01, par TRAORE ADAMA En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

      BURKINA FASO
      Yako hoooo Yako !
      A propos du nouveau Code électoral :
      Encore 2 ministres, deux versions.
      Les incohérences d’Alpha Barry.

      Une Analyse pour vous :

      Net Afrique du 07 août 2018

      « Les cartes consulaires qu’on a délivrées n’ont pas de numéro de série. L’objectif de cette carte au départ était seulement de pouvoir vivre tranquillement en Côte d’ivoire et au Gabon ».
      Ce sont-là les propos du ministre des Transports et président du NTD sur Omega Fm. Sur cette même chaîne de Radio, au lendemain, c’est Alpha Barry ministre des Affaires étrangère qui affirme que la carte consulaire biométrique est fiable et que l’État n’a aucun reproche à faire à ce document raison pour laquelle sa production va continuer.
      Le ministre Barry cependant estime que cette carte n’attestant pas de la nationalité de ses détenteurs, il leur faut donc s’établir des CNIB pour pouvoir s’inscrire et voter.
      Tout en remerciant le ministre Barry pour ces éclairages, personnellement j’avais publié un article lui adressant à lui et ses collègues Siméon et Clément des questions, je voudrais cependant faire l’analyse suivante :
      Monsieur Alpha Barry, vos propos sont aussi dangereux que ceux de Simon Compaore et Siméon Sawadogo concernant le fait identitaire quand vous soutenez et manipuler la question de nationalité de plusieurs millions de ressortissants de manière aussi triviale.
      C’est anachronique et illogique de dire comme vous le dites que la carte consulaire sert d’identification de vos ressortissants tout en ne leur reconnaissant pas d’être réellement vos ressortissants au même moment.
      Ainsi donc vous dites aux autorités des pays d’accueil que tous ceux qui se prévalent d’être burkinabé ne le sont pas. En plus vous leur dites que l’Etat du Burkina fait du faux puisqu’il s’identifie à des personnes comme étant les siens et leur délivre des documents officiels sans vraiment en être sûr. CEST DONC UN MENSONGE DIPLOMATIQUE.
      Quoique vous puissiez jurer sur votre bonne foi, ce que vous craignez dans vos propos à savoir jeter en insécurité les compatriotes va arriver car le Gouvernement a fini de discréditer inutilement la carte consulaire. La même qui est reconnue fiable et d’une grande utilité internationale par notre diplomatie. Sur quel pied danser alors ?
      Par voie de conséquence, comment entendez-vous que les autorités comprennent votre message qui révèle une GROSSE FALSIFICATION D’IDENTITE dont le Burkina serait passé maître en donnant des documents à des inconnus qui servent aux données statistiques macro-économiques, démographiques et diplomatiques dont utilisent les États d’accueil dans leurs politiques intérieures. L’amalgame entre nationalité et droit de vote autour de la carte consulaire est simplement une inconséquence politique et désormais diplomatique.
      D’une part, parce que le gouvernement pouvait justifier l’utilisation ou le retour à la CNIB pour la diaspora sans embrayer la thèse fumeuse de la nationalité avec tous les risques subséquents pour cette diaspora.
      D’autre part, si la fiabilité de cette carte n’est pas en doute et qu’elle est fiable au sens que ce sont des burkinabé reconnus par l’État, pourquoi le fichier électoral lui ne deviendrait il pas fiable ?
      En quoi il y a une incapacité quelconque pour un burkinabé qui n’a pas fait la preuve de la nationalité de pouvoir voter si tant est qu’il est reconnu comme appartenant à ce pays ?
      Autrement dit si la carte consulaire n’est qu’une pièce d’identification à l’extérieur pourquoi porte- elle la mention « CARTE NATIONALE D’IDENTITÉ BURKINABÉ » ? A quoi sert cette précision ? Ce ne doit pas être un ornement ou une futilité. Il faut rappeler qu’au Burkina c’est la première fois que le droit de vote est assujetti à la preuve préalable de la nationalité chez les citoyens et ce jusqu’aux élections de 2015 qui ont désigné le président Kaboré et les députés au parlement.
      Par le passé, les autorités actuelles sont témoins et acteurs de ce fait, les livrets de famille, permis de conduire, actes naissance etc., servaient à s’inscrire et voter. On n’a jamais parlé de nationalité. Dieu merci si devons performer nos processus par la fiabilité. Mais, pour autant, au travers d’une politique d’EPURATION CIVIQUE ?
      J’invite le gouvernement et M. Alpha Barry à relire les documents officielles notamment les rapports tel que celui du conseil des ministres du 31 juillet 2013 sur l’opérationnalisation de la carte consulaire biométrique en côte d’Ivoire. De lire aussi les documents officiels de la CENI à la disposition du gouvernement. L’Etat est une continuité nous dit-on.
      A l’analyse de toute la documentation officielle, la conclusion est celle-ci :
      La carte consulaire biométrique était établie pour servir directement à la constitution du fichier électoral. Une proposition de la CENI à l’époque avait été de mener concomitamment les deux opérations carte consulaire/fichier électoral.
      La solution de deux pièces dont, une pour voter et une pour résider à l’extérieur est saugrenue et une fuite en avant.
      La vraie question c’est pourquoi un document officiel reconnu fiable et authentique par l’État et agrée par la CENI qui connait mieux que quiconque la sécurité informatique en matière électorale est rejetée ? Dont les implications sont nombreuses et les questionnements aussi :
      Pourquoi le vote choisi ? Pourquoi le mensonge d’Etat ? Pourquoi cette tentative de dénie de nationalité ? Pourquoi l’insécurité diplomatique ?
      Alors que toute la latitude ainsi que la dictature de la majorité en démocratie étaient données au pouvoir Kaboré, au MPP et au gouvernement de refuser le vote de la diaspora et de l’assumer politiquement en s’abstenant de cette politique scabreuse et hasardeuse lourde de conséquences à l’extérieur comme à l’intérieur.
      Lookman Sawadogo.
      (Source : Le Soir)

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  • Le 7 août à 07:56, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

    - Moi personnellement ces deux manges-mils commencent à me taper sur le système ! Les gars comprenez que la bouffetifaille sous la Transition est terminée. Continuez à taper vos tam-tams pour nous faire danser et collez-nous la paix avec vos interventions intempestives et opportunistes sur le terrain politique !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 7 août à 14:20, par SAA En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

    Le Kôrô Yamyélé est fâché deh !!!! Macus Dicko alias Dick Marcus, et Passamdé Sawadogo, de son d’artiste, Ocean, une OSC n’a pas pour vocation seulement la politique du VENTRE.
    En ces temps de saison pluvieuse, aviez-vous mis sous terre un seul arbre pour contrer le désert ? voilà des terrains que vous pouvez occuper. Vraiment, quand je pense que certains ont été députés.

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  • Le 7 août à 19:54, par tiibo En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

    Huummm que vaut l’opinion des gens drogués et de mangeurs de cochons, juste des opinion indignes d’interêts, d’aurenavant gardez cela pour vous mêmes messsieurs les "rastas".

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  • Le 7 août à 19:59, par time will tell En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

    Bien vu Lookman. c’est la première fois qu’on parle de nationalité lors des votes au Burkina Faso. Si on doit parler de la nationalité lors des votes, même les burkinabè détenteur de CNIB n’ont pas la nationalité burkinabè, puisqu’on établit la CNIB avec un simple extrait d’acte de naissance.

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  • Le 8 août à 10:38, par warb En réponse à : Relecture du code électoral : Le Rassemblement patriotique donne de la voix

    Juridiquement il faut un extrait de naissance mais aussi un certificat de nationalité de soit même ou d’un des deux parents pour pouvoir bénéficier d’un CNIB.C’est l’exigence du certificat de nationalité qui le vrai piège tendu par le pouvoir à l’opposition. Les partisans de l’opposition ne pouvant pas justifier leur nationalité n’obtiendront simplement pas de CNIB pour voter alors qu’un système souple pourra être concocté pour les partisans du pouvoir.Avec seulement 500 000 votants le pouvoir peut viser 2/3 suffisant pour renverser la situation. Le piège est la.Il faut immeduatement saisir la cour costitutionnelle et au besoin le conseil pour faire injonction au gouvernement sur l’équivalence entre la carte consulaire et la CNIB. Ces deux documents sont équivalents et doivent permettre de voter.C’est écrit noir sur blanc que la carte consulaire tient lieu de CNIB et je pense que ça doit être la compréhension des députés qui ont voté le code.Un éclairage juridique est urgent nonobstant la saisine de la cedeao et de l’onu pour exclusion de burkinabe et création d’appatrides ce qui est interdit.

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