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Souveraineté alimentaire et sanitaire : Le Collectif citoyen pour l’agro écologie dit non au niébé Bt et aux moustiques génétiquement modifiés

Accueil > Actualités > Environnement • LEFASO.NET | Milaine Tiendrebeogo (stagiaire) • mercredi 16 mai 2018 à 00h13min
Souveraineté alimentaire et sanitaire : Le Collectif citoyen pour l’agro écologie dit non au niébé Bt et aux moustiques génétiquement modifiés

Le Collectif citoyen pour l’agro écologie a animé, ce mardi 15 mai 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse. Objectif : faire part à l’opinion publique de son désaccord sur la possibilité de production en champ ouvert du niébé Bt et les expériences de Target Malaria qui visent à disséminer des moustiques génétiquement modifiés dans l’environnement. Pour le collectif, toutes ces pratiques constituent un enjeu pour la souveraineté alimentaire et sanitaire au Burkina. La présente conférence de presse a été également le lieu pour le collectif d’annoncer la tenue de certaines activités entrant dans le cadre de la lutte contre les manipulations génétiques au Burkina Faso.

« Nous ne pouvons pas laisser des apprentis-sorciers continuer à mener des expérimentations hasardeuses et coûteuses, hors de tout contrôle, aux conséquences improbables pour l’homme, les animaux et l’environnement ». C’est en ces termes que le Collectif citoyen pour l’agro écologie (CCAE) a manifesté son mécontentement vis-à-vis de la possible production en champ ouvert du niébé Bt et des expérimentations du projet Target Malaria qui consistent en la dissémination de moustiques génétiquement modifiés dans l’environnement pour réduire la population de moustiques.

Impact sanitaire des moustiques génétiquement modifiés

Pour le CCAE, le projet Target Malaria aura un impact sur l’environnement et la santé humaine. En effet, selon le collectif, il existerait un risque de diffusion de femelles qui pourraient piquer un individu infecté par la malaria et s’accoupler avec les mâles. Le collectif a également noté qu’en réduisant la population de moustiques, le risque de permettre à d’autres espèces de se multiplier et de devenir plus nocives sera plus considérable. « À travers le monde, des expériences de diffusion de moustiques génétiquement modifiés ont donné peu de résultats probants », ont laissé entendre les conférenciers.

Impact des moustiques génétiquement modifiés sur l’environnement

Vue ensemble des hommes de la presse

Le collectif révèle qu’il existe des interactions entre les insectes génétiquement modifiés et les autres insectes. Par ailleurs, le projet créera des incidences environnementales liées aux techniques employées pour la gestion des insectes génétiquement modifiés. Ainsi, le CCAE confie qu’en détruisant une population de moustiques, il y a un risque de dérèglement de la chaîne alimentaire. Cela obligera par la suite le monde animal qui consomme ces moustiques à changer de régime alimentaire, avec des conséquences probables.

Impact du niébé Bt

Quant à la production du niébé Bt, le CCAE révèle des conséquences telles que la contamination des variétés locales. « La production biologique en plein essor sera également menacée », ont souligné les conférenciers. Pour le CCAE, ces pratiques seront à la base de nombreuses conséquences improbables pour les êtres humains, les animaux et l’environnement.

Des actions de résistance

Quelques membres des hommes de média

Afin de protester contre ces pratiques qui, selon le CCAE, peuvent mettre en péril l’existence de l’homme, une marche est prévue le 2 juin 2018 à Ouagadougou à partir de 8h. Cette marche, selon le collectif, sera ponctuée par la remise d’un mémorandum et d’une pétition contre les moustiques génétiquement modifiés. Les jours suivants, le collectif poursuivra la mobilisation en rencontrant les autorités coutumières et religieuses, les communautés de base et les élus locaux. « Nous allons bouter Target Malaria hors du Burkina Faso », a martelé le CCAE.

Milaine Tiendrebeogo
Lefaso.net

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