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Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

Accueil > Actualités > Environnement • • vendredi 13 avril 2018 à 21h56min
Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

La culture hors-sol est un mode de culture qui consiste à accélérer le processus de maturation des plantes. Qu’il s’agisse des fruits, des légumes, des plantes fleuries, des arbustes, des plantes médicinales, ces plans n’ont pas de contact direct avec le sol. Cette technique bien qu’en expérimentation au Burkina, promet de révolutionner l’agriculture. Pour cause, elle a des avantages et des facilités énormes.

Une plante dans un sac de ciment, dans un bidon usé, cela pourrait paraitre de l’art. Mais loin de là, c’est une technique pour produire efficacement. Lors d’un de nos voyages, nous avons pu visiter un jardin d’expérimentation de l’Association Formation Développement Ruralité (AFDR) à Ouahigouya. Le coordonnateur de l’association, Yves Sawadogo nous a servi de guide pour son champ expérimental. Nous avons pu voir des plantes toutes vertes et en bonne forme.

Pour lui, les fruits de la culture hors-sol sont obtenus de façon naturelle. Le pied d’une plante est fait à base de sac de ciment, de bidon. Bref, c’est le recyclage de certains emballages jetés dans la nature. Dans ces emballages, on met de la terre et du fumier. Grâce à la présence dans le sol des différents nutriments nécessaires, les plantes survivent. Pour réussir cette plantation, rassure le coordonnateur, il n’ y a pas beaucoup de protocoles. Il suffit d’avoir des plants de qualité, de l’eau, et du soleil. Avec cette technique, l’expérimentation a permis de récolter des oignons, du piment, des choux, de l’épinard, de la tomate et de l’aubergine en grande quantité.

La culture hors-culture économise l’eau et résiste aux ravageurs

L’intérêt de cette pratique souligne notre guide, c’est qu’on n’a pas besoin d’utiliser beaucoup d’eaux. L’on a donc un meilleur contrôle. L’eau est même une denrée rare sous nos cieux. En plus, ces plants n’ont pas besoin d’engrais chimiques. Le fumier seul suffit pour faire de bonnes récoltes a-t-il pu constater dans l’expérience qu’il mène. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que les plantes hors-sol produisent plus que celles en contact direct avec le sol. Les sacs et bidons peuvent réutiliser autant de fois pour d’autres productions. Et ce n’est pas tout. Les attaques des ravageurs sont maîtrisées. Non seulement, elles sont rares, mais quand elles se présentent, le traitement est fait à base du jus de Neem. C’est une plante en abondance au Burkina.

Résultat, l’on récolte des produits bio à moindre coût et à moindre effort

Avec peu d’efforts et d’investissement on peut récolter des produits bio en quantité et en qualité. La technique peut être utilisée par ceux qui travaillent dans les cultures maraichères surtout en saison sèche, foi de Yves Sawadogo. Elle peut donc pallier l’assèchement des barrages après les puits. Dans le cadre de la sécurité alimentaire, cette culture gagnerait à être vulgarisée pour le bonheur de tous.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 13 avril à 23:28, par Le Debf En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    Article intéressant certes mais non abouti.
    Vous ne dites pas où vous avez vécu cette expérience, alors que c’est extrêmement important. Si c’est au Sahara ou au Sahel, ça peut se comprendre assez aisément. Par contre, je voudrais bien comprendre les avantages que cette "technique" apporte à quelqu’un qui se trouverait par exemple dans le Sourou ou même autour de Ouaga à Boulmiougou ou Loumbila !
    Merci de compléter SVP !

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  • Le 14 avril à 04:58, par Soka En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    Le lieu est bien indiqué dans l’article : Ouahigouya ! Maintenant si vous voulez savoir si Ohg est dans le Sahel ou aux alentours de Ouaga...
    Merci de lire attentivement avant de réclamer !
    J’ajouterai que même dans une cour d’habitation des régions les mieux arrosées du Burkina, cette pratique n’est pas sans intérêt, surtout si l’on sait ce qu’est un jardin potager...
    Merci pour le partage d’expériences !

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  • Le 14 avril à 07:34, par Emmanuel En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    La culture hors sol n’est pas une pratique qui vise à accélérer la croissance de la plante, comme vous l’affirmez. C’est une technique qui consiste, sur une surface donnée, à cultiver plus de pieds de plantes que cette surface ne peut recevoir si les plantes étaient toutes directement produites (plantees) sur le sol. Pour cela, les cultures sont faites sur des dispositifs plusieurs étages. On exploite donc le volume au lieu de la seule surface.

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  • Le 14 avril à 18:40, par Yiriba En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    Un article bien instructif. Si vous vous êtes déjà posés la question de savoir comment produire à domicile ou sur une superficie limitée par exemple des plans maraîchers ou des arbustes à transplanter en grande culture (manguiers, anacardiers, citronniers, etc...), vous avez une bonne réponse ici. Merci à la fois à Dimitri OUEDRAOGO et Yves Sawadogo, respectivement auteur de l’article et de l’initiative novatrice.

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  • Le 14 avril à 22:21, par Henoc Mbayanga En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    Très intéressant ! Je vous encourage vive ment sur cette lancée, surtout que cette technique respecte bien les principes du développement durable.

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  • Le 15 avril à 08:13, par Nobga En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    Si vous suivez la TNB vous sauriez que cette expérience n’est pas nouvelle au BF. L’ONG Enda Tiers est entrain de vulgariser cette technique à Ouaga, Dori, Loumbila, Ouhigouya et même qu’ils ont apporté leur expérience au Cap Vert. Et cela dans des écoles pour aider certaines cantines scolaires, dans des cours et dans des vergers.

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  • Le 15 avril à 13:24, par Zagre En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    C’est bien mais vous avez encore a apprendre, renseignez vous auprès de votre pays voisin la Cote d’Ivoire qui pratique la culture hydroponique avec habileté.

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  • Le 15 avril à 18:02, par le doyen En réponse à : Agriculture : La culture hors-sol, un espoir pour nourrir les Burkinabè !

    cette technologie est deja developper par L’ONG Environnement et Développement Tiers Monde (ENDATiers Monde) Burkina à travers son concept « Produisons sain, consommons sain », pour attirer l’attention des burkinabè sur l’amélioration de la qualité nutritionnelle des ménages au Burkina Faso. Avec l’appui de ses partenaires, l’ONG a initié un programme de vulgarisation de sa technologie du jardin hors sol urbain et périurbain. L’ONG entretient un jardin pilote à Ouagadougou qui reçoit régulièrement des visiteurs nationaux et internationaux. A la faveur de ses expériences tout à fait concluantes, ENDA Tiers-Monde Burkina a implanté des jardins hors sol au profit de quelques groupements féminins et d’écoles dans plusieurs localités du pays. Elle a été invitée au Cap Vert pour partager l’expérience du Burkina en la matière
    Cette technologie permet de faire la promotion du bien-être et d’améliorer le revenu des populations qui sont généralement sans terre pour la production maraîchère en toute saison. Elle permet aussi aux cadres de s’octroyer un jardin sur un petit espace. Et cette technique a fait l’objet d’un documentaire diffusé à la RTB

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