Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • mercredi 6 décembre 2017 à 16h35min

En milieu scolaire, le phénomène des grossesses non-voulues est un problème d’ordre social. Des reformes doivent être engagées afin de renverser la tendance au Burkina Faso.

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Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

La précocité sexuelle reste une réalité au Burkina Faso surtout en milieu scolaire. Les conséquences nous les connaissons tous. La multiplicité des grossesses non désirées, les avortements clandestins, les abandons d’enfants et des cursus scolaires suite à cet état de fait. Selon le document de politique nationale de la population de 2016, les adolescentes et jeunes filles de 12-24 ans constituaient 25,8% de la population féminine totale du pays et la contribution des mères célibataires à la fécondité était de 27, 8%. Aux côtés des conséquences ci-dessus évoquées, on peut également retenir le fort taux de prévalence du VIH et des IST, une mortalité maternelle et infantile, une faible prévalence de la planification familiale (environ 17% selon les statistiques officielles), etc.

Une réalité qu’on peine à comprendre, hormis les filles qui ont vu leur virginité volée de force par des individus sans moral et qui par la suite sont tombées enceintes. « Je ne savais pas que je pouvais tomber enceinte en faisant des rapports sexuels », a confié une adolescente de 17 ans au quotidien d’information Sidwaya, qui portait déjà une grossesse de sept mois. Pourtant, à l’instar d’autres pays de la région ouest-africaine, le Burkina Faso a engagé des politiques en matière de population par le renforcement du système de santé en termes d’accessibilité aux services de santé et de qualité des soins intégrant aussi bien les soins curatifs que la prévention des maladies, et la promotion de la santé. Dans la dynamique d’endiguer l’épiphénomène, ils sont soutenus dans leur élan par des associations, ONG, organisations de la société civile. De même que la majorité des médias écrits et audiovisuels qui réalisent des productions sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes. Du coup, on est tenté de dire que l’adolescente avait bel et bien connaissance des retombés d’un tel acte.

Face à la recrudescence du phénomène de grossesses non-désirées des jeunes filles en milieu scolaire, tous les intervenants s’accordent sur la nécessité d’un engagement aussi bien individuel que collectif. « Investir dans la planification familiale est une nécessité pour le développement économique du Burkina Faso », disait la représentante résidente de l’UNFPA, Edwige Adekambi Domingo lors de la cérémonie de lancement de la semaine nationale de la planification familiale le 8 mai 2017 à Saponé. A ce niveau, il existe toute une gamme de produits contraceptifs. Et spécifiquement pour les adolescents, il leur est fortement recommandé l’utilisation des préservatifs et des contraceptifs oraux. Toute chose qui contribuera à relever le défi de l’UNFPA, celui de « réaliser un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 6 décembre à 19:54, par gomsida
    En réponse à : Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

    Bonsoir ma sœur, cette problématique que vous venez d’évoquer est si importante pour nos filles, nos petites sœurs que je voudrais apporter ma petite contribution. Je pense que dans la formation de nos enseignants, on doit aborder cet aspect et leur interdire toute relation sexuelle avec leurs élèves. Surtout en milieu rural, il arrive que des enseignants enceintent des élèves et se font affecter ailleurs. Ce n’est pas normal car ils stoppent net le cursus scolaire de beaucoup d’entre elles. Le cas de certains adultes logeurs ou pas doit être signaler. Il faut prévoir des sanctions sinon dans 20 ans nous serons encore là à déplorer ce phénomène. Les contraceptifs seuls ne suffiront pas à résoudre ce problème

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  • Le 7 décembre à 08:44, par Paligba
    En réponse à : Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

    Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par l’abstinence.

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  • Le 7 décembre à 09:46, par senadja
    En réponse à : Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

    De nos jours je ne sais plus ce qu’il faut faire. la situation n’est pas seulement en milieu scolaire .Dans les villes comme les campagnes, le sexe a été banalisé .nous, parents, ne pouvons plus assurer notre part d’éducation car les enfants ont souvent plus d’informations dans le domaine sexuel sur les TIC ou le sexe est présenté comme un objet de plaisir et un fonds de commerce.
    Il ya un autre phénomène qui aggrave cela et tout le monde regarde sans rien dire. la prostitution dans les villages. j’ai fais un tour dans certains villages de l’ouest du Burkina et j’ai été surpris de constater que les prostituées étrangères ont commencé a envahir les villages.
    Au delà du problème des maladies et d’éducation que cela pose pour la jeunesse, il ya également la perte de valeurs qui constituaient le ciment de la société au village.

    Répondre à ce message

  • Le 7 décembre à 11:17, par BI
    En réponse à : Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

    ".... A ce niveau, il existe toute une gamme de produits contraceptifs. Et spécifiquement pour les adolescents, il leur est fortement recommandé l’utilisation des préservatifs et des contraceptifs oraux."
    Dans quel monde sommes nous ? Est -on obligé d’adopter les mêmes pratiques de dépravation des mœurs prônées par certaines personnes pour hypothéquer l’avenir de nos enfants ? De grâce, vous qui avez le pouvoir de décider et d’informer, de changer les comportements, choisissez la bonne voie, celle de la construction d’un monde meilleur pour les générations futures, nos enfants et nos petits enfants.
    Peut on faire l’apologie du vice, de la médiocrité, de la dépravation des mœurs, pourquoi agir pour déconstruire les valeurs d’intégrité, de dignité, d’honneur ainsi que la remise en cause du socle de la société, de la nation qu’est la famille ?

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  • Le 7 décembre à 11:26, par SOK
    En réponse à : Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

    Après ça on vient nous parler de lutte contre mariage précoce. Sans sexualité précoce et hors mariage, les grossesses non désirées en milieu scolaire disparaitront d’elles mêmes. On banalise la sexualité et on propose la conception comme solution à la dérive. Jusqu’en l’an 2000.... cette solution ne produira que d’autres problèmes plus graves.

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  • Le 7 décembre à 14:32, par faber
    En réponse à : Grossesses non désirées en milieu scolaire : La solution par la contraception

    Ma sœur ! la problématique des grossesses non désirées est très complexes : il ne faut pas l’aborder sur un seul plan.
    Votre solution va certainement produire l’Effet inverse compte tenu de l’immaturité psychologique du public cible.
    Il faut mettre cette problématique en lien avec la forte démographique, le développement des médias, des réseaux sociaux, et la complexification des rapports sociaux, la fuite devant la responsabilité parentale et la pauvreté du contenu de l’école actuelle.
    Dans ce cas, il faut une approche, qui prenne en compte et interpelle la responsabilité parentale dans les perte des valeurs de jeunes. Il faut (avec l’aide des APE, AME)replacer au centre de la responsabilité parentale l’éducation des enfants, car l’école actuelle n’éduque plus !
    Un cadre de débat dynamique de sensibilisation permanente des élèves au niveau des établissement, sinon les sensibilisations ponctuelles ça et là sur ce sujet ne peuvent porter fruit.(tout en évitant les débats banalisant le sexe)
    Mettre en place un système de prise en charge et d’accompagnement des filles enceintes pour éviter que la grossesses ne soit source de déscolarisation, car du moment où la fille est enceinte les parents refuse généralement de payer les frais de scolarité.

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