Présidence de l’Assemblée nationale : Alassane, Jacob, Ousséni, Mathieu, Bissiri, ou encore ...?

LEFASO.NET | Par Oumar OUEDRAOGO • jeudi 31 août 2017 à 00h04min

Qui sera le successeur de Salifou Diallo au perchoir de la VIIème Législature ? Question à mille dollars ! Derrière l’élection du président de l’Assemblée nationale, se cache la désignation de la deuxième personnalité de l’Etat. Du coup, on se rend compte que la chose n’est pas une mince affaire. On peut donc comprendre que la vie politique soit suspendue à ce qui se trame dans cette partie ouest de la capitale (situation géographique de l’Assemblée nationale).

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Présidence de l’Assemblée nationale : Alassane, Jacob, Ousséni, Mathieu,  Bissiri, ou encore ...?

Après le deuil national, les oreilles sont tendues vers les coulisses des états-majors des partis politiques ; la grande attraction étant le parti au pouvoir, le MPP, (élargi à ses alliés). Que va-t-il s’y passer ? Le parti au pouvoir réussira-t-il à sauvegarder l’esprit du combat en rangs serrés ? De toute façon, l’opposition ne crachera pas sur toute occasion à lui offerte par les tenants du pouvoir...

Tout est possible et il faut donc composer avec toutes les éventualités. C’est-à-dire avec la possibilité d’un troisième larron. Avec tout ce que cette dernière hypothèse pourrait impliquer comme conséquences dans la suite de la gouvernance Roch Kaboré. La désignation du nouveau président de la VIIème Législature n’est donc pas une simple esthétique ou formule démocratique. C’est bien plus ! C’est une équation pas facile pour le pouvoir, qui doit tenir compte à la fois de considérations de diverses dimensions et à divers niveaux ! Y compris des désidératas internes au parti au pouvoir et à ses alliés. Une erreur de casting peut donc coûter de la quinine ...

Dans cette impatience générale de voir la « fumée blanche », les Burkinabè ne jouent pas aux spectateurs muets. Dans les starting-blocks, chacun y va de ses arguments et sous ces nombreuses intentions exprimées, plusieurs noms reviennent de façon régulière. Ainsi, le président du groupe parlementaire MPP, Alassane (Bala Alassane Sakandé) fait partie de cette short-list. Cadre de banque, M. Sakandé est connu, depuis son ex-parti, le CDP, pour son franc-parler et sa conviction. Des proches voient en lui, un jeune sur lequel on peut miser.

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Bala Alassane Sakandé

Jacob (Jacob Ouédraogo), actuel président de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH). Ancien haut-commissaire, ancien gouverneur, il aurait laissé bonne impression partout où il est passé. On le qualifie également de « grand bosseur » et d’« une des matières grises » de cette législature.

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Jacob Ouédraogo

Ousséni (OusséniTamboura), ce juriste, a aussi des côtes dans cette vague d’intentions. De nombreux observateurs voient en lui, un homme doté d’un bagage, à la fois intellectuel et politique, costaud. Certains trouvent en lui également un certain charisme et une capacité à converger les vues dans le contexte actuel du Burkina.

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OusséniTamboura

Mathieu (Mathieu Bêbrigda Ouédraogo) est un autre élu crédité d’une certaine opinion, le considérant comme un présidentiable à la tête de la VIIème Législature. Attaché des affaires économiques, Mathieu Bêbrigda Ouédraogo est l’actuel président de la Haute Cour de justice.

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Mathieu Bêbrigda Ouédraogo

Bissiri (Bissiri Sirima), ex-Coordonnateur national du MCA bénéficie aussi de nombreuses intentions au sein de l’opinion publique. Expert-consultant, M. Bissiri aurait aussi l’avantage d’être un « grand travailleur, un homme de rigueur », attaché aux objectifs et aux résultats escomptés. Il serait aussi capable des débats contradictoires à l’hémicycle, à l’image du défunt. L’homme, qui a successivement été annoncé à la Primature puis à l’UEMOA, est le pari de plusieurs observateurs burkinabè.

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Bissiri Sirima

Outre cette liste, d’autres noms (toujours du parti au pouvoir) circulent également comme potentiels présidentiables. C’est le cas du Docteur en Pharmacie Bindi Ouoba, de l’ex-gouverneur Boureima Bougouma, etc.

L’actuel directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Lassané Savadogo, et l’actuel ministre de la Fonction publique, Clément P. Sawadogo (annoncés au départ comme les meilleurs favoris à la succession) étant, selon certains juristes, et jusqu’à démonstration contraire, exclus de la liste des candidats.

Voici donc le parti au pouvoir, MPP, face à son premier test politique ; il sera déterminant dans la suite ...

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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