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Affrontements entre Koglwéogo et populations à Tialgo : Pour l’UPC, « C’est surtout l’incapacité du Gouvernement à encadrer les Koglwéogo qui est en question »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Koglwéogo • DECLARATION • jeudi 25 mai 2017 à 01h34min
Affrontements entre Koglwéogo et populations à Tialgo : Pour l’UPC, « C’est surtout l’incapacité du Gouvernement à encadrer les Koglwéogo qui est en question »

Ceci est un communiqué de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) suite à l’affrontement entre des éléments des groupes d’autodéfense dénommés Koglwéogo, et des populations à Tialgo le 19 mai 2017.

Les jeudi 18 et vendredi 19 Mai 2017, de violents affrontements ont eu lieu entre des groupes d’auto-défenses dénommés Koglwéogo et les populations du village de Tialgo et environnant, dans la Commune de Ténado, Province du Sanguié. Ces affrontements ont coûté la vie à cinq (05) de nos compatriotes et causé de nombreux blessés, selon le bilan officiel.

L’UPC, peiné par cet affrontement meurtrier, présente ses sincères condoléances aux familles des victimes. Que Dieu le Tout Puissant veille au repos de leurs âmes et au recouvrement de la santé des blessés.

L’UPC s’associe au peuple burkinabè épris de paix et de justice pour exiger des autorités, toute la lumière et des sanctions exemplaires contre les fautifs dans les meilleurs délais. Elle comprend le sentiment de révolte qui peut découler de ce type d’évènement, mais appelle les populations au calme et à l’apaisement.

C’est le lieu pour l’Union pour le Progrès et Changement de rappeler que dans un Etat de droit, l’Etat doit être le premier garant de la sécurité des personnes et de leurs biens. Mais il est d’un amer constat que le Burkina Faso plonge de plus en plus dans une faillite généralisée depuis l’avènement du régime en place. L’hécatombe de Tialgo est une preuve avérée de l’incapacité du Gouvernement actuel à assurer la sécurité des Burkinabè.

La plaisanterie et l’incompétence à la tête de nos institutions durent trop. Pour l’UPC, tous ces morts sont du régime, à cause de l’irresponsabilité de son gouvernement qui ne veut pas s’assumer. C’est à l’Etat de donner aux forces de l’ordre les moyens d’assurer la sécurité du peuple burkinabè.

Car, c’est à leurs corps défendant que des citoyens sans formation et sans moyens, s’organisent pour se défendre, avec parfois des comportements condamnables comme ce qui a eu lieu à Tialgo. C’est surtout l’incapacité du Gouvernement à encadrer les Koglwéogo qui est en question.

Par ailleurs, quand le Gouvernement maîtrisera les questions sécuritaires, les groupes d’auto-défense disparaîtront d’eux-mêmes.

Enfin, l’UPC appelle à une véritable réforme des secteurs de la défense nationale et de la sécurité intérieure, pour relever tous ces défis qui s’accumulent.

Ouagadougou, le 24 mai 2017
Pour le Bureau politique national de l’UPC,
Le Secrétaire national à la défense et à la sécurité,
Colonel à la retraite Lona Charles OUATTARA

Messages

  • UPC il faut reconnaitre qu’à l’heure actuelle notre Gouvernement ne peut pas à lui seul assurer la sécurité des biens et des personnes.Même si vous étiez au pouvoir vous n’allez pas pouvoir assurer la sécurité de tous avec les moyens disponibles présentement. Vous-mêmes vous savez que vos parents éleveurs et agriculteurs souffrent dans les villages. Je suis d’accord avec vous quand vous parlez d’encadrer les koglwéogo. À tous ceux qui croient que les koglwéogo seront dissous, ils se trompent. Les koglwéogo aident beaucoup nos pauvres parents. Je soutiens le. Koglweogo, je soutiendrai les koglwéogo.Mais un débordement doit être sanctionné. Président Rock il faut continuer seulement, vous serez réélu en 2020.

  • Vous avez fait mieux que le MPP, qui s’est mis à anathematiser les Koglweogos. Cher UPC, sachez que le probleme des ILS (Initiatives Locales de Securité) n’est pas forcement le fait d’une defaillance fautive de l’Etat. Dans le rôle traditionnel des FDS, il faudra enormément de moyens, dont notre Etat ne peut disposer, pour implementer l’ideal que vous souhaitez. Même en France, le projet de Police de proximité rame, tantôt discuté tantôt mis sous le boisseau. D’où les formules de police communautaire. Nous devrons choisir entre les droits de presumés voleur et les droits des victimes (DG la police de Noumbiel abattu en 2015, braquage et morts à Batié en fev 2015, en dec 2016, etc). Moi je choisi de defendre les droits des victimes potentiels et des victimes dejà faites. Les Koglweogo chatient pour l’exemple et n’exerce aucun droit de vie ou de mort. Par contre les bandits eux, s’arrogent un droit de vie ou de mort. Pour une riposte, rien de tel que les ILS (Koglweogo) !

  • Toutes dérives (sévices, séquestrations) de koglwéogos doivent être sanctionnées conformément aux lois de la république. Les Koglwéogos doivent poursuivre leur collaboration avec les forces de sécurité (police, gendarmerie) à qui ils doivent remettre les voleurs et bandits qu’ils appréhendent. De nombreux Koglwéogos ont compris ces principes républicains que le ministre de la sécurité Simon Compaoré ne cesse de leur inculquer. Grâce aux initiatives locales de sécurité par des citoyens, notamment à travers les Koglwéogos,les vols et attaques armées ont sensiblement diminué dans les villes et villages du Burkina ainsi que sur les axes routiers particulièrement en 2017. Les populations doivent être vigilantes face aux manœuvres politiciennes d’adversité que fomentent certains politiciens pour nuire aux actions de progrès que le ministre de la sécurité est en train de mener. On se rappelle cette crise instrumentalisée que des politiciens sous-marins avaient voulu provoquer dans la région ouest du Burkina en imposant des Koglwéogos qu’ils voulaient opposer aux chasseurs dozos.Le ministre de la sécurité a pu vite désamorcer cette crise artificielle. Les incidents survenus en mai 2017 dans la province du Sanguié(Tialgo) au moment où le ministre de la sécurité était en tournée dans la région, pourrait être encore une situation de crise provoquée par ces politiciens masqués, qui cherchent vaille que vaille à nuire au ministre de la sécurité et aux koglwéogos. L’objectif de ces politiciens avides de pouvoir, c’est de combattre le ministre de la sécurité pour espérer l’empêcher de réussir la sécurisation du pays, et ensuite progresser dans leur plan diabolique de déstabilisation du président Roch Marc Christian Kaboré.Les populations doivent comprendre ces intrigues pour éviter de tomber dans les pièges de ces égoïstes qui sont prêts à multiplier des crises dans le pays au détriment des citoyens, juste pour atteindre leurs objectifs sataniques. Courage donc au ministre d’Etat en charge de la sécurité Simon Compaoré, pour ses efforts visibles de sécurisation du pays, même si cela ne plait pas aux jaloux qui cherchent à saper ces succès par des crises instrumentalisées. Les gens savent de plus en plus les méthodes subversives et anarchistes de ces pêcheurs en eau trouble et sont très irrités contre eux. S’ils ne reviennent pas à de meilleurs sentiments, la colère populaire pourrait brutalement se retourner contre eux. Tous ceux qui veulent être présidents au Burkina, doivent passer par les urnes s’ils sont convaincus de leur popularité supposée.

  • Très juste.
    Tous les commentaires sont orientés vers cette compréhension.
    Vous êtes politiciens mais vous êtes humains.
    C’est cela que nous voulons.
    Bon courage à vous !!!

  • Ayez de courage de dire de supprimer les kogwego. Mais non vous êtes dans des calcul politiciennes
    Est ce encadrement du gouvernement peut empêcher des voleur Converti en kogweogo de raketet la population. Ce n’est que le début. Quand ils n’auront plus de voleur de chèvre et mouton à amender vous verez plus.

  • c’est facile, meme trop facile de tirer à boulets rouges sur le MPP, nous avons besoin d’une opposition comme force alternative, comme force de contre proposition pour faire avancer le pays. Dans tous les regimes du monde il y’a des derives, tant qu’il y aura des humains, les derapages existeront, certains ont deja ecrit pour proposer des solutions, quand vous dites que le gouvernement est incapable d’encadrer les koglweogo que voulez vous dire ? que proposez vous concretement. si vous n’avez rien a proposer taisez vous !!! sinon faites du bruit pour que soit entendu vos propositions, si elles rencontrent l’assentiment de la population le gouvernement sera forcé à un moment ou un autre de les prendre en compte. A lire vos critiques virulentes et vos messages incendiaires on se demande si vous ne nourrissez pas le dessein de voir de voir le pays se fracasser pour que vous puissiez en prendre le controle !! nous n’avons qu’un seul pays et nous devons de façon courageuse et intelligente proposer des solutions aux difficultes du moment plutot que d’en rajouter. Nous combattrons avec la dernière energie les forces de l’interieur comme de l’exterieur qui tenteraient de jouer aux pyromanes. Soyez constructifs et arretez de vous plaindre à chaque fois et de critiquer à tout va.

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